Réalité Augmentée: ‘Creative Control’ et ses Défis

Un futur trouble à lunettes: la réalité augmentée et ses quiproquos

Plongée dans un New York au goût de futur-proche

Alors, mes chers cinéphiles aventureux, accrochez vos ceintures et vos lunettes 3D, nous allons voyager dans le temps! Enfin… à peu près. Imaginez un film américain qui renverse les clichés, vous savez, ces chefs-d’œuvre jeunes et indomptables, nimbés de noir et blanc qui respirent l’indépendance — un pur concentré de festival, célébré de Austin jusqu’à Neuchâtel! Et bien, il ne s’agit pas d’une œuvre du passé, mais d’un nouveau venu d’aujourd’hui, et dire que vous n’avez pas encore entendu parler de « Creative Control » de ce fabuleux Benjamin Dickinson… Mais trêve de suspense, entrons dans le vif du sujet!

Des binocles qui brouillent les pistes

New York, bercée par un futur si proche qu’on s’y croirait déjà, voici David, un publicitaire au flair créatif à qui l’on confie le Graal de la technologie à l’essai : des lunettes d’un autre genre, qui fusionnent le réel et l’imaginaire. Les fameuses Augmenta, ou la réalité augmentée, mais pas celle qui se contente de faire jaillir des pokémons en pleine rue! Déterminé à ne pas laisser filer ce contrat juteux, notre héros se jette corps et âme dans le test grandeur nature. Le début d’un mélange des genres où vie pro, vie privée et fantaisies intimes se disputent l’affiche.

Vous le voyez venir, le triangle amoureux? Avec la flamme qui pâlit (désolé Juliette, la prof de yoga), David jette son dévolu virtuel sur Sophie, compère de boulot inaccessible et copine du volage Wim, paparazzi des temps modernes. Sauf qu’avec les lunettes magiques, l’obsession s’emballe et le quotidien de David flanche. Ambiance grisaille pixélisée et charisme d’anti-héros en prime, mais ne boudez pas votre plaisir, l’aventure est aussi bizarrement captivante que sa bande-son anachronique!

De l’autodérision au menu

Ce petit bijou de film navigue sur les eaux troubles de nos contradictions contemporaines: le héros moyen en crise avec ses ambitions, sa chère et tendre atteinte de zénitude, l’intouchable muse-collègue et l’ami séducteur compulsif. C’est avec un doigté étonnant que la tragicomédie se met en place, glissant doucement mais sûrement vers des épisodes d’hilarité inattendue. Et là, croyez-moi, entre le tournage d’une pub pour anti-déprime et un brainstorming arty qui tourne au fiasco, on jubile!

Peu à peu, la technologie et ses artifices colorent la grisaille de notre David, alors qu’il combat la solitude par des échappées virtuelles au risque de s’égarer dans des tours d’illusion bien loin de la communication humaine. Ah! la douce ironie de l’autiste en réseau!

Une toile tissée d’onces et de références

Avis aux amateurs de Woody Allen et Stanley Kubrick, n’ayez crainte, dès que « Creative Control » ose les clins d’œil, c’est avec tant de finesse qu’il serait malvenu de parler de plagiat. Au contraire, cet assemblage, à première vue impensable, entre ces deux maestros du cinéma nous livre une œuvre aussi originale que stable sur ses deux bobines.

N’est-ce pas cocasse que ce phénomène ait glissé entre les mailles du réseau du Festival Tous Écrans, alors qu’il sonne comme un avertissement contre cette fièvre de l’hyperconnexion et l’addiction à la branchitude? Mes chers cinéphiles, assurez-vous que vos lunettes de réalité ne soient pas trop serrées, parce que ce spectacle-là vaut tous les écrans du monde, et il serait dommage de le voir en réalité réduite!

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