Un incubateur digital tout droit sorti du futur à Johannesburg
La technologie fait son show en Afrique du Sud
Alors que les kangourous boxeurs sont plutôt chose courante en Australie, c’est un tout autre type de spectacle qui fait des bonds et des pirouettes à Johannesburg, en Afrique du Sud. Laissez-moi vous présenter Naomi van Niekerk, 33 ans, qui, avec ses lunettes de réalité virtuelle rivées sur le nez, vient de remporter, avec neuf autres heureux élus, les « Digital Lab Africa Oscars ».
Lesley Williams, la reine mère du Tshimologong Digital Innovation Precinct, nous fait miroiter un avenir rempli d’animations digitales. « Il y a un trésor caché quelque part dans ce marché, et il manque quelque 30,000 Steven Spielberg du pixel pour l’exploiter, » s’exclame-t-elle en brandissant sa baguette magique digitale. Le royaume enchanté de Tshimologong, inauguré par l’Université Wits en 2016, est perdu dans le quartier tellement branché de Braamfontein que même les arbres y portent des lunettes de soleil.
Naomi van Niekerk : Quand le théâtre rencontre la réalité virtuelle
Dérivant avec grâce de la scène théâtrale vers les contrées numériques, Naomi a tapé dans l’œil de l’Institut français d’Afrique du sud (IFAS), qui n’en demandait pas tant. Lors de la deuxième édition du concours « Digital Lab Africa », qui a fait le tour de 30 pays africains pour attraper les plus brillantes idées comme on cueille des pommes, notre héroïne s’est démarquée avec son projet « II Worlds ». Imaginé avec le compositeur Arnaud van Vliet, « II Worlds » est un monde où l’on se balade lunettes sur le nez pour admirer un arbre qui pousse et une feuille tomber avec poésie. C’est un peu comme un rêve éveillé, sauf que vous ne pouvez pas taper sur un réveil pour qu’il s’arrête.
Une symphonie digitale de projets innovants
Parmi les autres rockstars du numérique, on trouve un Zimbabwéen qui fait dans le vintage 2.0. avec son appli « Mbira online » pour que les doux sons de son instrument traditionnel ne tombent pas dans l’oubli. On a également un génie qui souhaite aider les musiciens à traquer leurs œuvres disséminées sur l’Internet sauvage comme des moutons égarés. Naomi, notre exploratrice du virtuel, se remémore avec l’éclat d’une étoile filante : « Lors d’un festival à Madagascar, j’ai papoté avec des vidéastes du Sénégal, Congo et Cameroun. C’était comme une réunion de famille, et j’espère bien qu’on pourra faire des petits projets ensemble. »
Partenariats : l’armure des chevaliers du digital
Tout ce beau monde ne serait rien sans des partenariats aussi solides que la carapace d’une tortue ninja. Le Tshimologong et l’IFAS sont un peu les Bonnie and Clyde de l’innovation, prêts à dévaliser le monde de sa monotonie pour remplir les coffres de la créativité. Leur but ? Faire couler le savoir et l’expertise comme une bonne bouteille de potion magique dans les veines de ces pionniers du numérique.
Chers lecteurs, si votre âme d’aventurier vous chatouille et que l’appel du futur numérique vous murmure des mots doux à l’oreille, gardez un œil ouvert sur les exploits de ces novateurs. Qui sait, peut-être qu’un jour, au détour d’une balade dans le métaverse, vous croiserez un arbre qui vous saluera d’un signe de feuille, cortoisie de l’incroyable incubateur digital du quartier trendy de Johannesburg.