VR : Panique à bord ? Plongeon des levées de fonds, mais gardez votre calme (et votre casque)
La VR fait-elle un gros dodo en début d’année ?
Pour les startups VR (réalité virtuelle), le début d’année ressemble fortement à une gueule de bois post-fête du Nouvel An. Si l’on en croit les sorciers des chiffres de chez Crunchbase, les investissements ont fait un gros plouf dans la piscine des fonds disponibles, passant de party de l’année à soirée jeux de société tranquille entre potes. On parle d’une chute par 5 des sommes levées en début 2017 comparé au début 2016. De quoi renverser son verre… sauf si on comprend le why du comment.
Des chiffres qui donnent le vertige… à modérer avant de sauter
Un milliard de dollars atterrissant dans la cagnotte en 2016, contre une petite récolte de 200 millions en 2017 ? La bourse aux illusions serait-elle terminée ? Halte-là, doux aventuriers de la finance, pas si vite sur le bouton panique. Creusons un peu, et vous verrez que Magic Leap, avec son énorme levée de 800 millions, avait simplement mis la barre très haut. Débarassons-nous de cette grosse opération, et vous noterez qu’on joue presque à jeu égal.
Moins de blé, moins de compagnies mais plus de qualité ?
Mais alors, si on compte les deals, on remarque également un petit ralentissement. On passe de soirées mondaines à petites fêtes intimes, avec un nombre d’accords en légère diminution. Et c’est là que le chat VR sort du sac : les startups ont peut-être un peu plus de mal à convaincre des investisseurs aux poches trouées. On signe moins d’autographes, mais chaque startup semble toujours ramasser de quoi s’acheter une pizza – même si ce n’est pas la pizza royale.
Signe de stabilisation ou jeu de monopoly géant ?
Alors qu’en est-il vraiment ? On crierait presque à la stabilisation ! Mais n’oublions pas que les gros poissons de la technologie, genre Facebook, HP ou Apple, jouent des coudes pour préparer leurs propres tours de magie en VR et AR. C’est un peu comme si les éléphants du secteur décidaient d’organiser leur propre fête et d’inviter seulement quelques élus. Reste à savoir qui va gagner la course à l’innovation et qui va disparaître dans les couloirs du temps.
Quand l’argent ne fait pas le bonheur, même en VR
Pendant ce temps, l’exemple de Magic Leap, avec des miroirs aux alouettes plus grands que leurs résultats concrets, pourrait refroidir les ardeurs des investisseurs. Et que dire de Facebook et son Oculus, acheté à prix d’or, qui prennent leur temps pour mettre en vitrine quelque chose de vraiment inno…oh, regardez un oiseau !
Un secteur adolescent avec des mood swings d’investissement
Les ventes d’équipements façon cyborg, ça ne décolle pas ? Peut-être que les investisseurs font simplement une petite sieste. Après tout, le secteur est jeune, il se cherche, il a parfois des boutons et il est lunatique. Bref, il grandit ! Mais la question reste pendante : la VR, c’est cool, ça fait quoi exactement ? Si on veut continuer à récolter les billes vertes, il va falloir donner du sens à la démarche, un peu comme un adolescent qui décide enfin de ranger sa chambre et de faire ses devoirs.
En somme, si vous avez entendu les cris de désespoir de la VR qui s’écorche les genoux dans la cour des levées de fonds, pensez à lui mettre un pansement et à l’encourager. Le chemin est encore long avant la remise des diplômes et des gros chèques.