Acer & Microsoft VR Headset: Révolution ou Gadget?

Acer et Microsoft dévoilent leur casque VR : une révélation ou juste un gadget de plus ?

Un petit cours de salsa dans le suivi des mouvements

Avis aux virtuoses de la réalité virtuelle et aux explorateurs du dimanche, accrochez bien votre ceinture (virtuelle) car le casque VR d’Acer, introduit avec panache lors de la Build 2017 de Microsoft, est là pour bousculer le cocotier ! Vous vous dites : « Encore un gadget pour me faire tourner la tête ? » Attendez de voir ça de plus près.

Ce qui frappe d’emblée avec ce casque coiffé du sceau de Microsoft, c’est qu’il pique les bonnes idées sans demander aux capteurs externes de danser la macarena autour de vous. Inspiré des prestigieux pas de danse de son cousin HoloLens, notre Acer préféré joue les équilibristes avec une grâce époustouflante. Le coup de maître ? Un suivi des mouvements sans faille, même quand on s’essaie à des chorégraphies improbables dans un salon bondé.

Motion Blur : un invité flou à la fête

Passons à l’écran maintenant : deux petits bijoux LCD à la résolution de 1440 x 1440 pixels chacun, s’efforçant de suivre le rythme avec leur taux de rafraîchissement de 90 Hz. C’est un peu comme regarder à travers des lunettes pas tout à fait ajustées : malgré une qualité d’image qui claque, le champ de vision fait grise mine à côté de ses rivaux, vous laissant un goût de « je vois pas tout le spectacle ».

Et là, mesdames et messieurs : le fameux Motion Blur fait son apparition, tel un fâcheux au milieu de la piste de danse, brouillant chacun de vos mouvements. Peut-être est-ce la faute de notre écran LCD qui a oublié de prendre son café ? Ou alors les 90 Hz font une petite sieste ? Qui sait ? Mystère et boule de gomme, on est resté sur notre faim, sans explication.

Une légèreté agréable, mais un peu de couture à prévoir

En enfourchant ce destrier high-tech, on remarque son poids plume – seulement 350 g – mais attention, légèreté ne rime pas toujours avec confort. Le système d’attache, pointilleux comme une vieille couturière, réclame une certaine dextérité : une main tient la languette arrière, l’autre tire. Voilà qui n’arrangerait pas la coupe de nos grand-mères !

Bien sûr, on notera l’astuce non négligeable de la visière relevable pour ne pas perdre pied avec la réalité. Un bon point pour l’Acer. Mais pour l’amour du virtuel, que quelqu’un lui offre un relooking du système d’attache à la mode d’Oculus Rift ou HTC Vive !

Un équipement sonore à brancher soi-même

Côté son et micro, Acer joue la carte du « Do It Yourself » : pas d’intégration high-tech ici, juste un bon vieux port 3,5 mm pour y brancher vos écouteurs préférés. Une astuce économique mais qui apporte son lot de petits tracas d’installation. Acer semble avoir raté quelques épisodes de la série « Amélioration du confort des casques VR 101 ».

Un petit tour dans l’espace d’accueil virtuel

Eh bien, que trouve-t-on derrière le miroir ? « Cliff House », une demeure virtuelle blanche et clinique, perché sur une falaise, qui vous accueille à bras ouverts. On y fixe des applications Windows comme des tableaux sur un mur – une innovation face aux simples halls de gare virtuels offerts par Oculus ou SteamVR. Un clin d’œil à HoloLens avec des apps déjà prêtes à l’emploi, comme le démontre la visite virtuelle HoloTour, qui nous a littéralement épatés.

Verdict : un tour de magie sympathique mais pas encore miraculeux

Si on résume, le casque VR d’Acer, c’est un peu le Robin des Bois de la réalité virtuelle : il prend aux riches pour donner aux geeks économes. Il n’a pas la finition d’un Oculus Rift mais pour 200 dollars de moins, il nous offre des capacités de suivi grandioses et une expérience qui ne manque pas de mordant. Un combat de poids moyens donc, mais dans ce ring virtuel, Acer pourrait bien décocher quelques flèches gagnantes si Microsoft et ses manettes ne flanchent pas. Reste à justifier son billet d’entrée avec un contenu attrayant… Affaire à suivre !

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