La Réalité Virtuelle débarque dans le monde des costumes-cravates
Et si votre amphithéâtre devenait soudain une boutique branchée?
Imaginez un peu la scène : des jeunes gens en tenue d’étudiant, chaussons sur la tête (eh oui, ces fameux casques VR), se dandinent et pivotent sur eux-mêmes comme s’ils étaient possédés par le fantôme de la salle de pause. On est loin de la bonne vieille leçon de macroéconomie ! Bienvenue à Neoma Business School, où la 4e année a pris une tournure plutôt… inhabituelle.
Les étudiants en mode « Opération lunettes noires »
L’aventure commence avec un accessoire de mode un peu gros – le casque VR. Solène, crinière brune domptée par l’élastique du casque virtuel, semble concourir pour la plus lente des rotations de tête. Après un panoramique droit-stop, un tilt arrière-stop, on pourrait presque l’imaginer en train de calibrer son radar interne. Deux rangs plus loin, une grande blonde tient sa chaise comme si elle était en pleine tempête en haute mer, le regard fixé sur un point imaginaire à travers les verres fumés. Et là, au premier rang, un autre cobaye de la technologie se lève, percute son pupitre, bouche bée : « C’est trop net ! »
Dans chaque coin, c’est une parade étrange. Certains sont hilares, d’autres médusés, mais tous partagent ce moment de… ballet technologique ?
Bienvenue au supermarché virtuel !
Pour la première fois de leur vie académique, nos apprentis businessmen et businesswomen ont mis de côté les études de cas sur papier pour une immersion totale au cœur d’un magasin rémois, sans bouger de leur chaise. La mission ? Ils doivent jouer les Sherlock Holmes commerciaux pour décortiquer les forces et les faiblesses de ce petit empire des gadgets électroniques. « C’est bizarre au début, » confie Mallaury, 21 ans, « on quitte la salle et hop, on est dans la rue! C’est… saisissant. »
Quand l’impression 3D devient plus qu’une expérience
Et ce n’est que le début ! Ces 1 000 étudiants connectés vivront des séances VR d’un autre niveau – adieu, chers bancs de l’université; bonjour, ateliers divers et variés. Le trip commence par un saut dans l’atrium, puis un bond dans une rue commerçante. Tout ça avec simplement un hochement de tête bien placé.
Alain Goudey, un des deux gourous de ce cours insolite, a même concocté une petite application mobile. Au passage, il conseille : « Évitez de passer tout votre temps dans l’ascenseur ! »
L’école qui parie sur les gadgets
Neoma n’est pas la seule à enfiler le costume d’innovatrice technologique. D’autres, comme Grenoble École de management ou l’Essec, croient tout autant à la puissance du high-tech. C’est loin d’être un hasard si l’Essec vient de lancer son premier cas pratique en réalité augmentée. Mais qu’on se le dise, c’est pas juste pour épater la galerie. « On n’investit pas dans la tech juste pour le show, » insiste Stéphane Justeau de l’Essca.
Apprendre en jouant : les bases de demain ?
On chuchote dans le milieu que les méthodes d’enseignement traditionnelles sont en train de partir aux oubliettes. Place à l’expérience, à ce fameux « learning by doing ». Les étudiants doivent être prêts à se jeter dans l’arène des entreprises futures, mal équipés pour des combats aux règles encore méconnues.
« Nos étudiants sont tout aussi anciens que nous, » explique Alain Goudey, « Ils ont appris à jouer en solo, répondant à des questions bien posées. Mais le monde réel, lui, ne joue pas selon ces règles. Il nous faut de la technologie, oui, mais elle doit rester un outil. »
Un robot, une classe, et des étudiants… surpris !
La réalité virtuelle donne à nos chers étudiants une chance d’être plus que de simples spectateurs – ils deviennent acteurs de leur formation. Fini de regarder passivement un PowerPoint endormant ; maintenant, ils vivent l’apprentissage. « C’est vrai que c’est assez cool, » confie Solène. « On peut revenir sur des scènes, on décroche pas, on est dedans à fond. »
Combien coûte un voyage virtuel ?
On parle de 2 000 euros la minute pour produire cette expérience pas comme les autres. Mais derrière ces lunettes VR, c’est un monde de connaissances inédites qui s’ouvre.
Le futur, c’est sur mesure !
Pour finir, place à l’adaptive learning de l’Essca – une approche qui vise à créer un enseignement personnalisé avec le petit coup de pouce de l’intelligence artificielle. Un vrai défi, mais une opportunité incroyable pour apprendre à son propre rythme, sur son propre chemin.
Alors, amateurs de nouvelles expériences, préparez-vous! Les salles de classe se transforment, et avec elles, peut-être, votre façon de voir le monde… Tout du moins, si vous pensez lui être encore connecté une fois le casque ôté!