VR : Révolution de l’Audiovisuel Public

La Réalité Virtuelle : la nouvelle passion de l’audiovisuel public

Le grand plongeon dans le virtuel

Ah, le cinéma et la télévision ! Ces nobles anciens de la distraction audiovisuelle, des fois un peu trop assis sur leurs lauriers, non ? Mais attention, les temps changent, les casques s’allument et la Réalité Virtuelle (VR) se fait belle pour le bal des contenus interactifs. TF1, la vénérable chaîne de notre enfance, joue les avant-gardistes en se laissant séduire par la VR avec une plateforme flambant neuve. Et que dire des cinémas MK2 qui, à Paris, flirtent désormais avec des espaces dédiés à cette technologie ? Même les Oscars, ces vieux sages d’Hollywood, ont lancé des œillades complices vers un film d’animation en 360 degrés.

Le Fipa : VR et petits fours

Le Festival International de Programmes Audiovisuels (Fipa, pour les intimes), ce grand-messe des écrans, a battu son plein à Biarritz. Et devinez qui était la star du show ? La VR, évidemment ! Christopher Canalis, co-directeur du Fipa Industrie, s’émerveille : « Il y a cinq ans, seuls quelques fantômes venaient hanter les démos de VR. Aujourd’hui, le public se régale de ces expériences à 360 degrés et en redemande ! » C’est sûr, nos chers viewers, devenus accros à leurs trois écrans – smartphones, tablettes, ordinateurs – veulent du contenu autrement plus savoureux que de la vieille télé à papa.

À bas l’ancien monde audiovisuel !

Florence Giraud, l’autre moitié du cerveau du Fipa Industrie, nous avoue qu’embrasser la VR, c’est comme apprendre à danser la salsa dans une convention d’astronomes : un véritable chamboulement ! Dites adieu à la vieille garde des producteurs, réalisateurs et auteurs. Pour ces explorations numériques, on mélange les expertises et on cause avec les fans du début à la fin du processus créatif. Et quoi de mieux pour cimenter cette nouvelle ère que de projets culturels aussi VR-tigineux que NOTES ON BLINDNESS, I PHILIP et SENS, chouchoutés par Arte et le CNC ?

Vivez l’histoire comme jamais auparavant

Rihanne Monx, adepte de la réalité altérée et directrice de VR Noir, nous assure que cette technologie fabrique des souvenirs comme s’ils étaient tatoués sur notre cortex. Vous voilà plongé dans l’histoire, cœur battant la chamade, au point de croire que vous l’avez vécue en chair et en pixels. La VR devient donc un sésame pour ouvrir les esprits et mettre de l’empathie à toutes les sauces.

L’ivresse de la VR a ses limites

Avant de se laisser griser par la VR, rappelons-nous que dans trois petites années, ce joyeux manège pourrait valoir 13 milliards de dollars. Et qui fricote avec cette poule aux œufs d’or ? Les mastodontes de l’internet, pardi ! Amazon et ses amis du net se précipitent pour picorer dans le nid de la VR. Alors, message aux pontes de l’audiovisuel public : n’oubliez pas de prendre le train en marche, de peur de laisser les spectateurs, surtout les jeunes, en gare de l’ennui.

Pour résumer, amateurs de sensations fortes, préparez-vous à voir plus souvent des lunettes VR que des lunettes de soleil sur les nez cet été. L’audiovisuel public, un peu comme votre grand-oncle récalcitrant, doit s’initier aux joies du virtuel. Après tout, qui n’a jamais rêvé de devenir le héros de son propre film, sans bouger de son canapé ?

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