VR Quotidien dans ‘Creative Control’: Un Avis Ciné

« Creative Control » : Quand la VR s’invite dans notre quotidien rigolo

Un voyage cinématographique sans lunettes 3D

La réalité virtuelle fait des clins d’œil plus insistants que le marchand de sable… et paf ! Voilà qu’elle toque à la porte de notre culture pop. Mais, qui a vraiment enfilé ces fameux casques futuristes et s’est prêté au jeu ? Peu, à en croire les bruits de couloir ! Cependant, la Cinémathèque de Paris met le couvert pour nous servir un avant-goût de cet univers, et ce, grâce à son exposition extravagante « De Méliès à la 3D : la machine cinéma ». Du film muet, aux premiers babillages du parlant, en passant par la magie de la couleur et l’évasion de l’Imax, chaque innovation a titillé nos mirettes pour nous plonger toujours plus fond dans l’encre de la toile. Il manquait la cerise sur le gâteau : la réalité virtuelle, qui nous invite, non plus à regarder, mais à folâtrer dans l’image.

« Virtual Revolution » versus « Creative Control » : à vous de jouer

Place désormais au match des titans sur la scène cinématographique de la science-fiction ! D’un côté, nous avons « Virtual Revolution » sorti le 12 octobre, clin d’œil nostalgique aux titans comme « Blade Runner ». De l’autre, « Creative Control », sorti cette semaine, fresque ambitieuse et brinquebalante du multi-casquette Benjamin Dickinson, qui joue, écrit et dirige lui-même la cavalcade.

Et notre héros dans tout ça ?

David, interprété par notre homme-orchestre Dickinson, mène la danse chez Augmenta, une firme où la créativité se bluffe elle-même. Sa mission, si tant est qu’il l’accepte : tester une paire de lunettes aussi mystérieuses que celles de Harry Potter. Contre toute attente, la réalité et les rêveries commencent à se mélanger dans son esprit à la vitesse d’un battement de cil, si bien qu’on en perd notre latin.

Quand les neurones jouent les montagnes russes

« Creative Control » ne se contente pas d’être un miroir aux alouettes ; il interroge avec subtilité les effets secondaires qui pourraient éclore de ce flirt avec la réalité virtuelle – un sujet effleuré mais jamais épousé par d’autres films tels que « Total Recall », « Strange Days » ou « Inception ». Avez-vous souvenir de ces migraines et de ces mirages visuels après une échappée belle dans un film en 3D ? Peut-être est-ce le présage de troubles plus fâcheux à l’ère du virtuel.

L’alarme n’est pas à déclencher… enfin, pas encore

Que les angoissés de la première heure rangent leur trousse de survie, « Creative Control » n’est pas là pour jouer les oiseaux de mauvais augure. Bien au contraire, il aborde la thématique avec un humour aussi discret que coloré et une réalisation qui fricote allègrement avec l’art contemporain.

Leçon du jour : avant de faire un plongeon tête la première dans le bocal de la VR, souvenez-vous que « Creative Control » est là pour vous rappeler, avec un clin d’œil et un sourire en coin, que la frontière entre nos rêveries tête en l’air et le plancher des vaches est peut-être plus fine qu’il n’y parait. Et à ce jeu-là, chapeau bas à l’artiste qui nous fait toucher du doigt ces mondes parallèles sans jamais perdre son sens de l’humour.

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