Terrence Malick s’aventure dans le monde enchanteur de la VR
Quand le cinéma flirte avec la réalité virtuelle
Tenez-vous bien, chers aventuriers du septième art et explorateurs de la réalité alternative, car Terrence Malick, l’ermite cinématographique par excellence, nous prépare une petite douceur. Alors même que son dernier bijou, Radegund, peaufine ses derniers éclats en post-production, voilà que le maître révèle un projet qui sent bon l’innovation.
Intitulée « Together », cette expédition en réalité virtuelle (VR pour les intimes) a fait ses premiers pas de bal au Festival SXSW, où Austin, terre chérie de Malick, sert de scène à cet enchantement interactif jusqu’au 18 mars. Et ce n’est pas tout! Si vous avez manqué ce rendez-vous, consolez-vous, car Together s’invitera très prochainement à la fête du film de Tribeca à New York. Patience est mère de vertu, paraît-il.
Une rencontre au sommet de la créativité
Pour cette escapade en VR, Malick s’acoquine avec Rodrigo Prieto, magicien de la lumière nommé aux Oscars pour ses tours de main sur « Le secret de Brokeback Mountain » et « Silence ». Ensemble, dans un court-métrage de six minutes à peine plus long qu’un morceau de rock endiablé, ils ont exploré le « pouvoir de la connexion humaine », sujet aussi vaste que l’univers.
Afin de matérialiser les danses de notre coexistence éphémère, ils ont recruté de sacrés compères : le danseur Lil Buck et le chorégraphe Jon Boogz. Ensemble, ils tissent une ode au mouvement qui promet d’être aussi entraînante qu’une java un jour de fête nationale.
Après la VR, retour dans un sombre passé
Changeant de direction aussi rapidement qu’un lièvre devant un renard, Malick se penchera ensuite sur l’existence tourmentée de Franz Jägerstätter avec Radegund. Pour ceux d’entre vous qui ne s’en rappellent pas lors du dernier quiz historique du bar « Chez Jean-Pierre », Jägerstätter fut cet Autrichien courageux qui, refusant de saluer Hitler de la main, prit une tout autre direction en 1943, et à seulement 36 berges.
Pour lui rendre hommage, Malick a sorti l’artillerie lourde : August Diehl (qu’on a vu faire des siennes dans « Inglourious Basterds ») sera notre héros tragique, et pour l’entourer, une équipe d’étoiles du cinéma européen, dont Matthias Schoenaerts et le regretté Michael Nyqvist.
Quant à la date à laquelle vous pourrez déguster Radegund, mystère et boule de gomme ! Mais soufflez sur le trèfle à quatre feuilles, car il se murmure dans les allées que Cannes pourrait l’accueillir. Après tout, Malick est déjà reparti avec la Palme d’or en 2011 pour « The Tree of Life », donc pourquoi pas un bis ?
Alors, cher public avide de sensations nouvelles et de popcorn virtuel, que ce soit pour vous envoler dans les limbes de la VR avec « Together » ou revenir sur les traces d’un résistant avec « Radegund », Malick n’aura, une fois de plus, pas peur de vous décoiffer ! Restez connectés, la révolution des émotions est en marche !