VR et Popcorn : l’imprévisible romance numérique à la sauce Michel Reilhac
Bienvenue sur l’île du futur !
Ah, Venise ! Les gondoles, les canaux, les palazzos… et un petit bijou d’île où la VR (oui, la réalité virtuelle, cette petite coquine) se paye un festival d’une branchitude extreme : la Venice Virtual Reality. Fermez les yeux et imaginez : un vaporetto vous dépose sur Lazzaretto Vecchio, non loin du Lido. Là-bas, un édifice de briques témoigne d’un passé morbide – ancienne léproserie et hospice pour toutous enragés – et aujourd’hui, d’une renaissance techno-artistique. Chic et choc, sous la bénédiction des VIP de la Mostra, se déroule une compétition VR adoubée par les cinéphiles branchés et connectés.
Expériences virtuelles et hallucinations (presque) garanties
Alors, de quoi s’agit-il ? Vingt-deux œuvres vous tendent les bras, ou plutôt les yeux, et promettent des trips visuels à couper le souffle. Tiens, prenez « Alice, the Virtual Reality Play » par exemple, un saut fantastique dans le terrier du lapin algorithmique qui nous a fait hurler de joie (et un peu frissonner, soyons honnêtes). C’est l’expérience ultime : vous tripotez des cartes volantes, babillez avec un homme-lapin (prenez une carotte, ça peut servir) et même, ô bonheur, dégustez un champignon (meringue only, les bad trips c’est pas notre truc).
Michel Reilhac, l’homme qui venait du virtuel
Mais qui est le cerveau derrière cette illusion collective ? Michel Reilhac, à la silhouette futuriste et aux lunettes asymétriques, nous vient d’un avenir où la VR est reine. Curieux parcours que le sien : de la danse contemporaine au théâtre, puis directeur ciné chez Arte, insignes de son amour pour le croisement des disciplines et des expressions artistiques. Le virtuel, c’est son oxygène, sa madeleine de Proust depuis une expo interactive de 1991, et depuis, il n’a eu de cesse de creuser ce sillon.
La VR, gadget ou cathédrale numérique ?
Parti d’Arte pour voler de ses propres ailes virtuelles, Reilhac a surfé sur la vague Oculus-Facebook, convaincu que la VR était bien plus qu’un joujou techno. Il parie sur le renouveau narratif, l’empathie décuplée et la présence sensorielle que cette technologie induit. Mais attention aux dérives, car si la techno peut faire palpiter, elle peut aussi effrayer, voire terroriser, comme le montre le thriller VR « Mule ».
La compétition VR : un premier pas vers la légitimité artistique
Et pourquoi créer un festival VR dans l’écrin déjà bien rempli de la Mostra ? Pour Michel, il était temps d’offrir une scène à part entière à ces œuvres numériques bien trop souvent réduites à de simples accessoires marketing. Ainsi, sous les voûtes anciennes de l’île de Lazzaretto Vecchio, les expériences VR s’épanouissent dans toute leur diversité, prêtes à être disséquées par un jury d’experts et un public assoiffé de nouveauté.
Vers un futur où le virtuel est roi
Demain, un casque VR pour chacun et, à l’horizon, des lunettes-léger-comme-l’air qui deviendront le nouveau smartphone. Dans quelques années, claviers et téléphones portables relégués au musée, on vivra tous dans notre bulle numérique customisée. Et dans trente ans ? Spielberg aura eu raison avec ses lentilles à réalité augmentée.
La VR, complice ou ennemie du 7ème art ?
Michel Reilhac, visionnaire attachant, nous assure que non, la VR ne mangera pas le cinéma mais s’ajoutera simplement à la palette des médias. Comme le livre qui perdure malgré les siècles, le cinéma saura trouver dans ses bobines le charme nostalgique qu’on prête aujourd’hui aux vinyles.
Alors, amateurs de réalités alternées, bienvenus dans ce joyeux cirque virtuel où les mondes s’entremêlent pour une valse à plusieurs dimensions. Chapeau bas, Michel Reilhac, maestro de cette fantaisie numérique qui nous fait tourner la tête, avec ou sans casque VR.