VR et éthique: Zuckerberg teste les limites

En visière virtuelle : Mark-nécartons le réel !

Ah, la technologie moderne ! Elle nous apporte tant de bizarreries et de moments « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ». Et qui d’autre pour nous servir une tranche surréaliste de futurisme que le sorcier du web en personne, le grand, l’unique – roulements de tambours – Mark Zuckerberg ! Quel est donc le dernier tour dans sa manche ? Accrochez-vous à vos casques VR, chers amis du virtuel, car nous sommes sur le point de voyager, confortablement assis dans nos chaises de bureau, en compagnie de l’avatar cartoon de monsieur Facebook, directement dans… Porto Rico ravagé par un ouragan. « Mais pourquoi donc ? », vous demandez-vous en grignotant votre chère barre de chocolat. Eh bien, laissez-moi vous compter cette légende moderne.

VR ou la réalité pas si virtuelle !

Mesdames et messieurs, imaginez donc la scène : notre cher Zuckerberg, accompagné de la chevalière du VR du royaume de Facebook, Rachel Franklin, revêtent leurs armures étincelantes (lire: des casques VR) et s’envolent grâce à leur tapis volant technologique, nommé Spaces, vers l’aventure. Mais quelle aventure ! Il s’agit d’un cocktail moitié spectacle de voyeurisme touristique, moitié opération de charme auto-promotionnelle. L’astuce, mes amis, c’est qu’ils ne quittent en réalité jamais le confort douillet de leurs bureaux californiens. Par Merlin ! Quelle magie !

« Comme si on y était », dit l’avatar flottant

Alors que nos deux avatars flottent tels des fantômes numériques au-dessus des décors post-apocalyptiques de Porto Rico, marquant un coup pour l’empathie 2.0., le magicien des likes s’exclame : « Ce qu’il y a de vraiment magique avec la VR, c’est que vous avez ce sentiment d’être vraiment sur place ». Bien sûr, Mark, parce que survoler une catastrophe naturelle en mode spectre est la première idée qui nous vient à l’esprit quand on parle de se sentir « comme si on y était ».

Pas même dans le même bâtiment dans le monde de chair et d’os, nos deux héros virtuels nous démontrent la puissance des regards numériques. « On a l’impression d’être au même endroit et même de pouvoir établir un contact visuel », nous assure l’avatar Zuckerberg juste avant que lui et Rachel ne se congratulent d’un high-five très high-tech. Qui a besoin de se serrer la main quand on peut quasiment la traverser, n’est-ce pas ?

High-five ou le faux-pas numérique ?

En guise de cerise sur ce gâteau réaliste, ce doux moment de communion high-tech se conclut par un high-five au-dessus des ruines. Quelque chose me chuchote dans l’oreillette que nos amis ont peut-être raté le marqueur subtil entre « innovation révolutionnaire » et « tact déplacé ». Mais loin de moi l’idée de briser l’enthousiasme de ces pionniers virtuels ! Après tout, il en faut bien quelques-uns pour tester les limites de la décence numérique.

En conclusion, chers aventuriers du numérique, que l’on trouve cela de mauvais goût, révolutionnaire ou simplement ahurissant, une chose est certaine : on ne s’ennuie jamais dans l’univers parallèle de Facebook. Alors, attachez vos ceintures de sécurité (ou plutôt ajustez vos casques VR), car la prochaine destination dans le monde merveilleusement déroutant de Mark et ses amis n’est autre que le bouton « partager ». Et qui sait, si vous tendez l’oreille, vous pourriez même entendre le son distinctif d’un high-five virtuel s’écrasant contre le mur du bon sens.

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