Au coeur des molécules: quand la VR s’invite au bal des chercheurs
Les petites lunettes qui révolutionnent la science
Vous rappelez-vous des maquettes en papier à découper pour visualiser l’anatomie du coccinelle ou la biomorphologie de la tartine beurrée au microscope ? Eh bien, il fut un temps, ce n’était pas seulement le dimanche après-midi avec Mamie, c’était aussi la real deal pour nos amis en blouse blanche. Les scientifiques des années 1950, ces bricoleurs du dimanche mais en beaucoup plus sérieux, bidouillaient des modèles de protéines avec des ficelles et des cubes pour imaginer le tango moléculaire. Mais alors que le fil de fer et les cubes semblent aujourd’hui un brin archaïques, les chercheurs de Novartis, ces explorateurs de la chimie moderne, n’ont pas raccroché leurs désirs de modélisation, non, non !
Retour vers le futur des labos
Les chercheurs chevronnés de Novartis travaillent désormais à ressusciter cette fameuse troisième dimension. Mais oubliez les légos et la pâte à modeler, aujourd’hui, on mets les petits plats dans les grands et on plonge dans la réalité virtuelle (oui, cette même RV que Kevin utilise pour piloter des dragons ou pour faire des backflips virtuels sidéraux). L’idée, aussi brillante qu’un bécher neuf, est d’immerger ces valeureux scientifiques dans un monde numérique où les molécules ont leur fiesta privée.
Viktor Hornak, maître de cérémonie dans le bal moléculaire
Viktor Hornak, notre DJ de la réalité virtuelle, membre du Global Discovery Chemistry chez les célèbres Instituts Novartis pour la Recherche Biomédicale (les très fameux NIBR), s’est lancé dans un mix virtuel audacieux. Son crew et lui adaptent des gadgets de RV pour shaker les cocktails moléculaires en conception de médicaments. Et là, il s’avère que la RV, c’est un peu le Red Bull des chercheurs: ça leur donne des ailes pour mixer plus rapidement les bons ingrédients moléculaires, tout en fluidifiant le bavardage scientifique et en éclairant la piste de danse biologique.
De la console de jeu au microscope virtuel
Retour en 2016, Viktor et sa bande déballent le kit de réalité virtuelle tout juste débarqué dans le commerce. Pour quelques billets verts (700 USD, ça va encore, c’est le prix d’un bon smartphone), ils étaient armés… pour rigoler un bon coup. Car oui, au début, hormis faire des loopings virtuels, cette technologie était autant utile à la recherche qu’un canard en plastique en pleine thèse de physique quantique. Pas de panic! Viktor prend les choses en main.
En s’acoquinant avec des sorciers de l’informatique de Novartis, ils enfantent un logiciel permettant de se la couler douce dans les méandres d’une molécule, casques vissés sur la caboche. Et là, mesdames et messieurs, c’est la révolution : on peut se balader au cœur de la protéine comme on se promènerait dans une galerie d’art, sauf que là, chaque œuvre d’art est un atome plein de promesses.
Quand le virtuel et la chimie mènent la danse
Alors oui, on a commencé par des fils et des blocs, puis on a flirté avec l’infographie, une romance un peu trop plat, mais grâce aux casques de réalité virtuelle, on est prêt pour le grand bal des molécules! Un pas de VR par-ci, une modélisation moléculaire par-là, et voilà nos chercheurs prêts à twister la biochimie comme jamais, pour le plus grand bonheur de nos petites cellules qui attendent leurs nouveaux rhythm and blues médicamenteux.
Et la prochaine fois que vous verrez un scientifique avec un casque de RV, sachez qu’il est peut-être en train de danser la polka avec une protéine clé pour votre prochain médicament miracle. La VR, un outil de geeks ? Plutôt un pas de géant pour la science !