VR contre Douleur: Comment le Virtuel Soigne le Réel

La VR, ma nouvelle infirmière : quand le virtuel panse les douleurs réelles

Vous avez mal quelque part? Et si je vous disais que mettre un casque pourrait soulager vos maux… Non, ce n’est pas de la magie, c’est de la réalité virtuelle! Une étude récente, publiée dans le très sérieux journal PLoS One, nous révèle que la VR n’est pas seulement faite pour traquer des zombies pixellisés ou s’adonner à la visite virtuelle de châteaux franchement trop loin pour notre Peugeot. Elle peut aussi être une merveilleuse escouade anti-douleur pour ceux d’entre nous malmenés par des douleurs chroniques persistantes.

Plonger dans un autre monde pour oublier la douleur

Alors, comment ça marche ? Naomi Roth, la douleur à l’œil et le cerveau dans la VR, nous explique qu’en gros, notre douleur, c’est un peu comme une série TV : très subjective et influencée par tout un tas de trucs, comme le stress ou si quelqu’un nous tient la main (ou pas).

Quand on enfile son costume de réalité virtuelle, le cerveau est tellement captivé par les 2 milliards d’impulsions électriques fournies par nos yeux qu’il en oublie la douleur. Comme quand on est tellement pris par un film qu’on en oublie de manger son pop-corn. C’est la thérapie de distraction par excellence! Et hop, 60% de douleur en moins pendant la session, et on garde un bonus de -33% quand on revient parmi les mortels.

Au-delà de la distraction, un véritable outil thérapeutique

Qui aurait cru que ‘jouer’ dans un monde de glace pourrait être meilleur que la morphine ? Les patients brûlés de l’Université de Washington ne diront pas le contraire. Pendant les changements de pansements (pas très fun, on s’entend), Snow World, un univers virtuel polaire, leur a permis de détourner la douleur – et ce, avec plus d’efficacité que nos amis les opiaces.

La VR, plus fort que la phobie des araignées et du vide

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? La réalité virtuelle est aussi une coach de vie pour affronter nos plus grandes peurs : arachnophobie, acrophobie, ou même la terreur de parler en public. Elle permet de s’entraîner à domicile, face à une audience de pixels, sans risquer de se prendre une tomate virtuelle. Progressivement, on grimpe les niveaux, sans choc post-traumatique au programme.

Le champ des possibles : de l’exosquelette aux protocoles à domicile

Et ce n’est pas fini! Pour les personnes touchées par des traumatismes physiques, la VR ouvre des horizons inespérés. Prenez les paraplégiques : en Carolina du Nord, l’université de Duke les aide à remarcher. Comment ? Il y a de l’exosquelette dans l’air, et une bonne dose d’illusion virtuelle pour kicker les connexions nerveuses.

À quoi ressemblera la VR de demain dans notre trousse de secours ?

On nous annonce des thérapies VR sur mesure, avec des gadgets à la maison qui papotent avec notre médecin pour lui raconter nos exploits quotidiens. C’est déjà en route, ne manque plus que la généralisation. En attendant, on peut toujours se prendre pour un super-héros dans notre salon, ça aussi ça soulage (la routine)!

En conclusion, on dirait bien que la réalité virtuelle n’a pas fini de nous surprendre. Comme une sympathique visiteuse de réalité, elle s’invite dans notre quotidien pour chasser les douleurs, soigner les âmes traumatisées et redonner aux corps un peu d’espoir. Alors, prêts à ce que le virtuel vous rende un peu plus invincible chaque jour?

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