VR au Vox Strasbourg: Cinéma & Innovation

Strasbourg va-t-elle se la jouer VRaubourg au Vox ?

Ah, Strasbourg ! Ses marchés de Noël, sa cathédrale, ses bretzels… et son temple du ciné! Vous pensez au Vox, n’est-ce pas ? Sur la rue des Franc-Bourgeois, cette icône de la pellicule semble aussi indestructible que la bonne vieille saucisse de la région. Et pour cause, depuis des lustres, le Vox est aux cinéphiles strasbourgeois ce que le bon vin est à un dîner gastronomique : indispensable.

Les remous du 7ème art à la strasbourgeoise

Ces vingt dernières années, le paysage cinématographique de notre chère ville a fait des loopings dignes d’un film d’action. Des salles ont tiré leur révérence tandis que l’UGC Ciné-Cité Etoile se voyait déjà comme le roi des cinoches, avalant le public comme un ogre. En parallèle, les cinémas Star maintiennent leur réputation d’érudits du grand écran, tandis que l’Odyssée, aussi indémodable qu’une vieille écharpe, reste le « cinéma de devoir » dont la mairie est si fière.

Mais voyons, qui pourrait se satisfaire uniquement de films d’auteurs et de discussions sur la profondeur des plans-séquences au dernier festival de Cannes ? Le Vox joue donc des coudes, jonglant avec les blockbusters et le ciné indé, tout en essayant de séduire aussi bien Bob le hipster que Jane la banquière.

Le frisson, ça paye !

René Letzgus, le chef d’orchestre du Vox, ne s’en cache pas. Il voue un culte au cinéma d’horreur comme d’autres vouent un culte à leur grillade dominicale. Depuis ses premiers émois de critique lors du festival d’Avoriaz, le genre le fait vibrer. Et devinez quoi ? Les adolescents en quête de sensations trouvent leur compte, déferlant dans ses salles comme des zombies sur un buffet de cerveaux.

Et bien que l’UGC, avec son air hautain, ait snobé « Annabelle » ou « Don’t Breathe », ces pépites de l’horreur trouvent refuge chez Letzgus. Oui, ce ne sont peut-être pas des chefs-d’œuvre inoubliables, mais qui refuserait l’opportunité de sursauter dans un fauteuil rouge plutôt qu’affalé sur son canapé ?

William Letzgus, le sidekick de la programmation, est bien conscient du danger à négliger certaines niches. Et ce n’est pas cette bande de pirates de Netflix qui nous fera oublier l’importance de la diversité cinématographique !

La bataille des écrans : Vox strikes back

Alors que les cinémas d’auteur poussent à la communion sociale, le Vox sort sa carte maîtresse : une expérience technique digne d’un cosmonaute en pleine mission Apollo. Pour éviter que le fan hardcore de « Star Wars » ne préfère sa super télé 4K à la magie de la salle obscure, le Vox a sorti l’artillerie lourde : son Dolby Atmos et ses projecteurs lasers.

Mais ce n’est pas tout! Letzgus compte sur « Valerian » de Besson pour prouver que rien ne vaut un bon gros blockbuster vu dans des conditions époustouflantes, même en plein été lorsque les salles tendent à sonner creux.

VR, la nouvelle frontière du ciné

Et si vous pensiez avoir tout vu, accrochez-vous à votre pop-corn ! L’innovation est aux portes du Vox avec la VR, alias la réalité virtuelle. Imagineriez-vous enfiler un casque pour plonger tête la première dans un film ? Eh bien, cela pourrait devenir une réalité au Vox, qui envisage de transformer l’une de ses cinq salles pour accueillir cette petite révolution.

En clair, ceux qui préservent le cinéma généraliste au cœur de Strasbourg sont prêts à faire un saut, que dis-je, un bond vers le futur. Qui sait? Peut-être que bientôt, on parlera moins de 7ème art que de 7ème dimension!

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