Théâtre d’automne à Cannes: plongez tête première dans la VR!
Une production « made in Québec » à l’honneur à Cannes
C’est l’effervescence au Bas-Saint-Laurent! Le petit bijou cinématographique « Théâtre d’automne » s’habille de pixels et déboule tout droit dans la cour des grands au Festival de Cannes. Ce court-métrage de fiction, qui se la joue avant-gardiste avec sa réalité virtuelle, est l’un des pionniers du genre au Québec.
Imaginé par les troupes du Théâtre du Bic et du Théâtre les gens d’en bas, sans oublier la touche magique de Lorel Design, ce film a été choisi pour éblouir la sélection du Festival du nouveau cinéma de Montréal et briller sous le soleil de la Côte d’Azur.
Mettez votre casque et entrez dans la danse!
Prêt pour un tango technologique? En enfilant un casque de réalité virtuelle, vous voilà catapulté dans la peau d’un personnage vivant trois niveaux de réalité. Tout va bien, jusqu’à ce que, boum, vous vous retrouviez témoin d’une action tellement mystérieuse que même le coréalisateur et scénariste, l’illustre Mathieu Barrette, refuse de vous la souffler. Ah, le suspense!
Respirez bien, c’est dans l’écrin du Pavillon Québec créatif de la SODEC, que cette aventure immersive de huit minutes s’offrira à vous les 15 et 16 mai. Grands applaudissements pour le duo de réalisateurs Myriam Coulombe et Mathieu Barrette, sans oublier les acteurs Fanny Mallette, Eudore Belzile et Steven Lee Potvin.
Quand la réalité virtuelle rencontre le 7e art
Les deux dernières années, c’était Noël avant l’heure pour les amateurs de VR, nous confie Mathieu Barrette. La réalité virtuelle, c’est un peu comme la baguette de Harry Potter pour les conteurs de notre époque – une chance unique de créer des mondes où nos pieds n’ont jamais foulé le sol.
Mais attention, la VR n’est pas une science douce! L’un des défis, nous explique l’expert, c’est de concocter un cocktail cinématographique qui soit à la fois envoûtant et confortable pour nos sens fragiles. Car oui, même dans un monde virtuel, on veut éviter de transformer notre public en toupie nauséeuse ou en statue de sel inconfortable.
Cannes, tremplin et tête-chercheuse pour les créateurs du Québec
L’atterrissage de « Théâtre d’automne » à Cannes ne se fait pas sans son lot de paillettes. La SODEC, tel un parrain de conte de fées, fournit encadrement et réseau de contacts en or aux heureux élus. Le réseau de Mathieu Barrette est déjà tout frétillant à l’idée d’organiser des rencontres pétillantes sur la Croisette.
« Tu te rends compte que la machine est vraiment grosse et c’est le fun de pouvoir faire un premier pas comme ça, et d’être évidemment si bien accueilli pour le faire », s’exclame-t-il avec des étoiles plein les yeux.
D’ici là, que retient-on? Que la réalité virtuelle a encore beaucoup à nous apprendre, mais qu’à en juger par l’effet « wow » du « Théâtre d’automne », on est sur la bonne piste. Branchez vos casques, silence on tourne… dans tous les sens!