La VR: un jeu d’artiste en mouvement perpétuel
Vous pensiez que la réalité virtuelle était juste là pour vous donner des frissons dans le dos ou vous faire esquiver des balles virtuelles ? Détrompez-vous, mes ami(e)s, car voici venir l’ère flamboyante de la VR artistique ! Où, vous demandez ? Mais bien sûr, en plein cœur du VR Festival à Arles, qui fait sa petite révolution aux cotés des Rencontres de la Photographie jusqu’au 26 août 2018. Allez, chaussez vos lunettes numériques, on plonge !
Un festival pas comme les autres
Imaginez-vous flottant dans l’espace avec Thomas Pesquet ou parcourant un univers dessiné main dans « Recall ». Envie d’encore plus bizarre ? Le VR Arles Festival vous en met plein la vue avec une palette d’expériences aussi originales que surprenantes. « Treehugger: Wawona », un chef-d’œuvre qui vous transforme en une goutte d’eau, a d’ailleurs raflé la mise en remportant le prix du meilleur film VR.
VR: nouvelles frontières de la créativité
Mais au-delà des blockbusters VR, entrez dans la galerie secrète des créations artistiques en réalité virtuelle. Oubliez l’idée reçue d’une 3D seulement dédiée à la copie fidèle d’œuvres. Ici, on voit plus loin ! La VR devient un pinceau digital pour les artistes à l’imagination débordante.
L’artiste parisienne Mélanie Courtinat, avec « I Never Promised You A Garden », vous invite à un jeu botanique où vos mains ont le pouvoir de donner vie ou de faner les plantes. Rosa Menkan, elle, s’amuse à torturer les pixels dans « DCT: Siphoning », une célébration du glitch et des bugs visuels. Et le collectif gadzart Marshmallow Laser Feast transforme votre esprit en insecte ou en écotouriste aqueux.
Un musée VR sans murs ni plafond
Vous vous demandez où d’autres œuvres ont élu domicile quand elles ne sont pas au VR Arles Festival ? N’allez pas chercher loin, elles s’exposent dans un musée… certifié VR lui aussi ! On remercie Alfredo Salazar-Caro et William Robertson pour leur DiMoDa, le musée digital qui défie les confins de nos univers habituels et offre un havre pour les œuvres numériques les plus pointues. Ces visionnaires n’en finissent pas de surpasser la simple démo en Tilt Brush, mais aident plutôt les artistes à aller au bout de leurs rêves virtuels, même s’ils ne parlent pas le langage des pixels.
DiMoDa: l’expo qui a tout d’une grande
Le musée virtuel a lancé en mai 2018 « New Talismans », une expo ouverte à tous les possesseurs d’un casque VR. Les artistes mis en avant ? Prenons Rindon Johnson par exemple, ou l’audacieuse Morehshin Allahyari qui redonne vie aux artefacts détruits par l’État islamique en 3D. Salazar-Caro et Robertson, loin de s’endormir sur leurs lauriers numériques, préparent déjà les prochains chapitres de DiMoDa.
Ces pionniers de la VR sont convaincus que la technologie va devenir aussi banale que les vieux téléphones à antenne. Et ils voient grand pour le futur : de la réalité augmentée aux visites groupées, pour que partager une expo DiMoDa soit aussi sympa que de refaire le monde autour d’un café, avec ou sans la présence envahissante des touristes.
L’expérience VR en solo ? Pour William, c’est comme explorer un musée en solo après la fermeture, profiter de l’art à pleins poumons sans la foule qui pousse. Mais on parie que vous, vous êtes déjà convaincus que l’art en réalité virtuelle, c’est la prochaine grande récréation. Et puis, avouez-le, qui n’a jamais rêvé de rendre les œuvres d’art un peu moins silencieuses ? Grâce à la VR, c’est tout l’univers artistique qui s’anime et se met à danser devant vos yeux ébahis. Bienvenue dans l’ère de l’art virtuel, où chaque clic est une promesse d’aventure et chaque swipe, une caresse créative.