VR Arles Festival: Immersion Cinéma & Art Virtuel

Arles en mode VR: petit voyage virtuel entre pellicules et pixels

Quand la VR se tape l’incruste chez les artistes

Bienvenue à Arles, chers découvreurs du dimanche et esthètes de la nouvelle vague! Ici, les photos prennent vie et la réalité virtuelle se fait une toile sous le soleil de la créativité. C’est le VR Arles Festival, deuxième du nom, qui fait frétiller nos antennes sensorielles. Vingt p’tites perles de films à croquer – un savant mélange d’Hollywood, du monde des geeks et du théâtre de rue – attendent de vous embarquer dans leurs univers immersifs.

Vivez, vibrez, VR!

Imaginez un peu: vous, transformé(e) en Miyubi, un robot nippon bon marché qui pigeon vole jusque dans un salon américain typique des années 80. Là, une famille aussi déjantée qu’une sitcom vous adopte comme cadeau d’anniversaire. Ça sent « Toy Story », vous dites? Peut-être, mais ici, si vous n’amusez pas la galerie, c’est direction la benne à ordures! Eh oui, dans cette aventure signée des Canadiens Félix et Paul, la dure loi des jouets s’abat violemment – on espère juste que ça ne sera pas sur nos VR-tètes.

Sacré gagnant du grand prix du festival, notre robot de compagnie s’avère être le héros de cette deuxième édition éblouissante, qui, contrairement à sa soeur aînée d’une semaine à peine, s’étire voluptueusement tout l’été. Et qu’y trouve-t-on? Des cinéphiles casqués et perchés sur des chaises pivotantes qui oscillent, bondissent, ou se figent en plein trip 3D. Pour les rejoindre, rien de plus simple: inscrivez-vous, patientez confortablement sous un arbre et attendez que la magie opère.

Des films qui font tourner la tête

Cette année, on nous a gâtés avec une qualité d’antan! Que ce soit en matière d’animation 3D ou de scénarios qui accrochent, c’est la crème de la crème. Emma Deshayes, assistante de production, confie à demi-mot: « L’année dernière, on a un peu joué les cobayes. Mais maintenant, on a ratissé le globe pour vous servir du lourd! ». Et bien sûr, on a de tout pour faire vibrer nos diverses fibres artistiques: jeux vidéo, cinéma, art plastique, tout y passe!

Pour les œuvres, des catégories un brin farfelues s’échelonnent: de l’interactif au long-métrage, des documentaires aux fictions. Et oui, même la grosse pointure du ballet classique a eu droit à son adaptation 3D avec « Night Fall », où des danseurs semblent virevolter pour vous séduire, pauvre spectateur ébahit.

Au cœur de l’action ou dans le décor?

Dans le royaume de la VR, les réalisateurs jonglent avec l’idée que vous pourrait bien délaisser le héros pour contempler un coucher de soleil. Alors, les documentaires, comme « Exodus » qui vous fait courir avec les gnous en migration, ou « We Who Remain », qui vous plonge dans la guerre sud-soudanaise, comptent sur l’immersion pour vous secouer. La fiction, par contre, vous laisse mener la danse, comme dans « Alteration », où chaque tour de tête peut soit révéler un monde futuriste, soit vous replonger dans le noir.

Petits et grands émerveillés

Cette année, on a même pensé aux bambins, avec des pépites d’animation comme « Asteroids » d’Eric Darnell ou « Dear Angelica » de Saschka Unseld – ce dernier, une histoire à faire frissonner tout parent, peinture toute une palette émotionnelle avec un pinceau VR.

Le jury, commandé par Michel Hazanavicius, a lancé des fleurs à un film qui tire sur la corde nostalgique tout en flirtant avec les pixels: il s’agit de notre cher Miyubi, qui au-delà de ses clins d’œil à « Toy Story » ou à « Mad Men », reste un atout VR où le spectateur tient les rênes de l’histoire… enfin, presque. On ne saurait trop vous en dire – ce serait gâcher la surprise.

Alors, amis curieux de l’extraordinaire, cette invitation à Arles est la vôtre! Chaussez vos casques, ajustez vos sens et lancez-vous dans cette expérience estivale où fixe et animation ne font qu’un. Qui sait, peut-être y trouverez-vous bien plus qu’un simple divertissement; un voyage dont vous ne sortirez pas tout à fait les mêmes… Et çà, c’est sans VR-aucune!

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