Voir du pays: Un film poignant sur l’après-guerre

« Voir du pays » : Des Uniformes en maillots de bain

Quand les tongs rencontrent les rangers

Imaginez un instant : vous et votre meilleur(e) pote, en uniforme kaki, qui troquez soudain les casques lourds contre des lunettes de soleil, et les mitraillettes contre des cocktails colorés. Bienvenue dans le monde peu ordinaire d’Aurore et Marine, deux héroïnes pas comme les autres qui troquent le désert afghan pour les plages de Chypre. Mais le changement de décor n’est pas si simple, et « Voir du pays » nous plonge avec un réalisme surprenant dans le dédale des traumas et des souvenirs de guerre.

Les femmes et la guerre : une partition en duo

Ariane Labed, que l’on connait déjà comme la merveilleuse Alice dans « Fidélio », et Soko, se glissent dans la peau de ces deux militaires avec une intensité qui vous cloue le beignet. Jamais vous n’aurez vu le retour au pays après une plongée dans l’horreur avec autant de nuance. Exit les gros bras tatoués en pleine crise de larmes, ici, les femmes prennent les rênes de l’après-guerre avec un mélange de force et de vulnérabilité qui ose dire : on peut aussi être dure à cuir et pleurer devant « Le Roi Lion ».

Le sas de décompression : « Oubliez la guerre… si vous pouvez »

Pensez à une escale détente à l’hôtel, mais avec un twist : cet hôtel cinq étoiles est votre salle de débriefing psychologique. Imaginez-vous au milieu des bronzés en vacances, ballons de volley et bruits de vagues en fond, tandis que vous devez démêler les fils emmêlés de votre esprit tourmenté. C’est le défi que « Voir du pays » pose avec brio.

Un complément parfait : quand le cinéma danois s’en mêle

Si vous avez adoré le film danois « A War » et son approche délicate de la guerre moderne dans son intimité brute, préparez-vous à tomber sous le charme de ce petit bijou français qui aborde la même thématique sans en rater une miette. Il y a quelque chose qui se dégage de « Voir du pays », un je-ne-sais-quoi qui accroche, qui dérange parfois, mais qui surtout, vous emporte dans une valse de sentiments si véridiques qu’ils pourraient être les vôtres.

Et voilà ce qu’en pense la rédac’ : ★★★★

« Un tour de force, une claque cinématographique, tout en restant délicieusement frais et pertinent. Chapeau, mesdames! »

Alors, envie de vous immerger dans ces trois jours de montagnes russes émotionnelles ? « Voir du pays », en filigrane, c’est une clé USB remplie de souvenirs de guerre en train de se faire hacker par les logiciels de la paix et du quotidien. Un débat intérieur, à égalité de voix entre le devoir et le droit de remettre les pieds sur terre.

Oubliez les vieux copains Rambo et Mac Gyver, ici les badass ont des yeux qui parlent, des mains qui tremblent et des coeurs qui se débattent. Et croyez-moi, dans cette armée-là, c’est pas les médailles qui pèsent le plus lourd, mais les rêves d’une nuit étoilée loin des combats.

more insights