The Void : L’hyper-réalité VR qui vous catapulte héros de votre propre épisode spatial
Vous avez toujours rêvé d’être la vedette de votre propre film intergalactique? Mettez votre casque, ajustez votre viseur et plongez dans l’univers de The Void ! Imaginez-vous défiant des légions de l’Empire ou esquivant les attaques d’une créature cracheuse de lave, le tout en sautillant de vaisseau en vaisseau comme un cabri spatial.
A vos marques, prêts, codez!
Voilà C-3PO qui vous interpelle pour une mission secrète – franchement, qui aurait mieux que ce droïde doré pour guider vos pas? À peine le temps de remuer vos doigts recouverts d’une noble armure virtuelle que R2D2 vous fait un petit coucou. Vos compères d’aventure et vous-même, désormais convertis en champions de l’espace, évoluez dans ce dédale de pixels plus vrai que nature. Et si par malheur un tir laser vous frôle, préparez-vous à ressentir une adorable petite décharge – frisson garanti!
Immersion totale : quand le virtuel flirte avec la réalité
Perchée non loin du royaume enchanté de Disneyland, à Anaheim en Californie, The Void invite les majors sous-marins en herbe à s’équiper d’une tenue – gilet bardé de capteurs et casque VR – pour se lancer dans « Secrets of the Empire ». En tandem avec Lucasfilm et Disney, cette aventure est une tornade de sensations, fusionnant technologie de pointe et bidsouilles inventives.
Comme l’énonce John Kirkpatrick, maestro du marketing chez The Void, cette expérience sollicite tous vos sens. On papote de vue et d’ouïe, sans négliger le toucher, avec en bonus des pointes de températures et des effluves pour titiller votre flair. Sean Oshima, gourou technologique de 29 ans, confirme : on se croirait vraiment dans « Star Wars » et les impacts lui ont donné des sueurs virtuelles mais bien réelles.
Qui dit mission, dit investissement : aventure spatiale à budget terrestre
Il ne faudra délester que d’environ trente dollars de votre bourse pour une dizaine de minutes d’épopée. C’est peu cher payé pour voyager dans une galaxie lointaine, très lointaine. D’ailleurs, pas moins de 500 visiteurs par jour se pressent pour vérifier la promesse de The Void.
Hollywood en réalité augmentée
The Void, ce n’est pas qu’une guerre des étoiles, c’est aussi des chasseurs de fantômes (« Ghostbusters »), et bientôt, une balade dans une demeure hantée pour frissonner à l’heure d’Halloween. Fort de son succès, l’enseigne regarde vers l’international et sème des portails de réalité alternée aux quatre coins du globe.
Ici, on y va de préférence en meute : familles, amoureux ou bandes de potes, tous se prêtent au jeu du tir au lapin virtuel et aux échappées belles face à des ennemis imaginaires.
Dans les coulisses du futur
Si vous jetiez un œil derrière le voile de The Void, vous découvririez des salles dépouillées et des cloisons, accompagnées d’un arsenal d’effets spéciaux. Des caméras, capteurs, et au-delà d’une prouesse technologique, des gadgets tout simples : radiateurs pour simuler la chaleur caniculaire d’une autre planète, ventilos pour le souffle des tempêtes cosmiques, et des tapis pour vous donner l’illusion de fouler la roche en fusion.
Le concept d’hyper-réalité prend son envol dans des centres commerciaux, des cinéplex et des parcs d’attraction, nous plongeant dans une ère où le virtuel redessine les frontières du réel.
Jeremy Bailenson, gourou de la VR à l’université de Stanford, prophétise une explosion imminente de ces expériences. Le terrain est fertile : les promos s’orchestrent désormais en mode 4D, que ce soit via des immersions terrifiantes avec « Alien: Descent » ou en incarnant un analyste de la CIA plongé dans une adaptation de Jack Ryan.
Un jeu social, vraiment?
Détracteurs, rangez vos préjugés au placard ! La VR n’est pas le nouvel asocial de la partie. Elle favorise l’interaction et, disons-le, elle booste même l’empathie. Alejandro Inarritu lui-même vous invite à vous mettre dans la peau d’un migrant traversant la frontière dans « Carne y arena ».
En prime, l’hyper-réalité, c’est l’apprentissage du futur – un bon vieux manuel scolaire ne peut rivaliser. Et qui sait, peut-être bientôt, votre guide touristique pour des voyages temporels sera-t-il une paire de lunettes VR ?
Tandis que Jeremy Bailenson concocte des expériences pour sensibiliser à la protection de nos océans, le champ des possibles s’étend : architectes en herbe et éducateurs de demain s’emparent déjà de cet outil sans limite.
Et vous, prêts à enfiler vos gants virtuels et à explorer les confins de l’hyper-réalité ?