Envolez-vous (peut-être) au-dessus de Dubaï en taxi-drone !
À l’assaut du ciel : Dubaï lance son service de taxi-drone
Attachez vos ceintures et enfilez votre casque de réalité virtuelle, car Dubaï va apparemment transformer en réalité ces scènes futuristes de films où les taxis volants zèbrent le ciel ! Juillet 2017 marquera le lancement d’un service inédit : des drones-taxis censés bourdonner entre les tours vertigineuses de la ville. Le drone Ehang 184, né en Chine et exposé comme le futur joyau de l’aviation au CES 2016, serait prêt à vous en mettre plein la vue… ou presque.
La promesse est simple : un quadricoptère pour vous tout seul, fendant l’air avec élégance, capable de porter jusqu’à 100 kilos (ne vous offusquez pas, nous parlons ici de vos bagages) pour un ballet aérien de 30 minutes sur un rayon de 50 kilomètres. En théorie, notre engin peut atteindre les 160 km/h, mais les autorités, probablement pour ne pas ébouriffer trop de coiffures, ont limité la danse à 100 km/h.
Imaginez : vous entrez, sélectionnez votre destination sur un écran tactile, bouclez votre ceinture, et c’est parti pour le spectacle de Dubai vu du ciel – sans aucune leçon de pilotage préalable. Oui, il semblerait que votre rôle se limite à faire de l’œil aux buildings et aux palmiers pendant que votre fidèle destrier est téléguidé depuis le plancher des chameaux.
Un vol de démonstration qui laisse songeur
Avant que vous ne vous voyiez déjà sirotant un cocktail en survolant l’océan de lumières, parlons peu, parlons bien : ce petit bijou volant n’a pas souvent eu l’occasion d’étirer ses hélices. À part quelques clips promotionnels soigneusement montés, ce taxi-drone n’a jamais vraiment pris son envol devant un public béat. L’engin du CES, brillant et impeccable, n’a pas décollé autrement que dans une vidéo où l’on aperceit son sosie numérique se pavaner au-dessus de New York.
Cette absence d’essais dans le monde réel fait lever plus d’un sourcil dubitatif, des sceptiques évoquant une simple opération de charme pour attirer les regards sur les autres produits de la gamme dont le bilan aérien est… disons… mitigé.
Des performances de drones « classiques » qui laissent à désirer
On a vu des drones moins prestigieux, de la même marque, distribués en France par Archos. La critique fut loin d’être dithyrambique : fabrication peu convaincante et prétendue réalité virtuelle se résumant à un casque inconfortable offrant un flux vidéo à peine digne d’un vieux film en VHS.
Et pourtant, si l’on en croit l’Associated Press, notre taxi volant serrait déjà en train de frimer autour de l’héliport du Burj-al-Arab. On nous promet donc des essaims de ces engins transportant les élites d’un toit luxueux à un autre.
Tenter ou pas le coup de poker aérien ?
Alors, chers aventuriers des cieux futuristes, oserez-vous confier votre sort à une marque dont les exploits dronesques précédents ont eu autant de succès qu’une glace au soleil? D’ici à cet été, les paris sont ouverts, mais une chose est sûre : le spectacle des drones, fictif ou non, captivera les regards et alimentera les rumeurs. Que vous rêviez d’un voyage d’avant-garde ou d’une simple virée sur terre ferme, gardez votre sens de l’humour à portée de main, il pourrait s’avérer plus fiable que votre parachute virtuel.