Succès Startup Aéronautique au Salon du Bourget

Les pépites du ciel cherchent des ailes financières

Une envolée de startupers au Bourget

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va décoller… mais seulement si on trouve quelques liasses de billets pour caler nos ailes innovantes! Vous l’aurez compris, les as de la startup aéronautique rêvent grand mais leur tirelire fait grise mine. Première escale: le salon du Bourget en France, où ces petits génies de la haute voltige se sont vus offrir un terrain de jeu flambant neuf, baptisé « Innovation Alley ». Enfin, nos audacieuses jeunes pousses ont l’occasion de montrer au monde qu’elles ont plus d’un tour dans leurs hélices.

Entourés de deux Concorde qui n’ont rien perdu de leur superbe, ces entrepreneurs du ciel n’ont que quelques instants pour séduire les investisseurs lors d’un exercice périlleux: le « pitch ». Deux minutes pour hypnotiser le jury avec leur verbe haute altitude, deux minutes pour faire rêver de drones civils ou encore d’exosquelettes, deux minutes pour convaincre qu’ils ont l’étoffe des héros de l’innovation aéronautique.

Le défi du financement

« J’ai tenté le grand saut du +pitch+ pour mettre notre start-up sous les spotlights, dénicher des complices, amadouer des consommateurs et, espérons-le, trouver le sésame du financement », confie avec ambition Arnaud Le Maout, d’Airborne Concept, fier pilote d’une armada de drones de tous calibres. Après trois ans à fendre les cieux, ces conquérants cherchent 1,5 million d’euros pour aller plus haut.

Si les colosses que sont Boeing ou Airbus restent les rois du tarmac, serrons les rangs pour des entreprises peu connues mais pleines de promesses, comme SpaceX ou OneWeb, de valeureux prétendants prêts à décoiffer les vétérans du secteur par une tornade d’innovations.

Quand les start-ups secouent le cocotier de l’aéronautique

« Le secteur est mûr pour une révolution, ces start-ups sont des graines de tempête qui n’attendent que de germer », analyse François Chopard avec l’œil du cyclone. Ce visionnaire qui a lancé l’accélérateur Starburst Accelerator en 2012, est devenu le Cupidon des start-ups aérospatiales, mettant en relation ces néophytes avec les titans du secteur pour goûter à la dolce vita de l’innovation.

Ces jeunes intrépides sèment la zizanie avec des projets à la frontière du réel: pensez aux avions supersoniques! Quant aux grands groupes, ils semblent avoir loupé le train (ou l’avion) des avancées technologiques, trop occupés à peaufiner leurs joujoux existants.

Faut-il donc dire adieu aux papys de l’aéronautique? Que nenni! François Chopard, plutôt partisan de l’amour entre start-ups et vieux briscards, a déjà orchestré des unions prolifiques avec des géants comme Airbus ou la NASA.

« Pour percer, devenir copains avec les grosses cylindrées est primordial », affirme Emmanuel Deschamps de Suricog. « Ces alliances, c’est du caviar pour nous, un effet booster pour notre croissance », renchérit Marc Swynghedauw, sa voix vibrant d’impatience.

La start-up Suricog, pépite parisienne, est en croisade pour une symbiose parfaite entre homme et machine, scrutant les mystères de nos yeux pour prédire la fatigue d’un pilote ou diagnostiquer des maladies aussi complexes que Parkinson.

Le portefeuille, ce dernier rempart

Cependant, malgré leur vivier bouillonnant d’idées de génie, nos startupers ont toujours les pieds sur terre. Les fonds semblent jouer les timides, forçant les plus aventuriers à chercher fortune au-delà des frontières, notamment aux États-Unis, ce paradis fiscal des têtes en l’air.

« L’envol c’est bien, mais pour durer, il faut les fonds pour se maintenir en orbite », se lamentent en chœur M. Deschamps et M. Swynghedauw de Suricog, en quête de 5 millions d’euros, un pactole pour conquérir l’espace de leur business.

Arnaud Le Maout d’Airborne Concept abonde dans leur sens. « Avec un matelas financier il y a deux ans, on aurait déjà conquis l’espace aérien mondial », se désole-t-il, nostalgique mais combatif.

Quant au parcours du combattant pour dénicher des financements, ils sourient: « une partie de plaisir pour un ex-pilote militaire comme moi! », ironise cet ancien as des airs, déterminé à piloter sa startup vers des horizons financiers plus cléments. Allez, à vos tirelires, que l’aventure commence!

more insights