Sony VR: Le malaise du leader qui voudrait juste un peu de compagnie
Sony écrase tout sur son passage dans la jungle de la VR!
Dans le monde fascinant de la réalité virtuelle, où l’on chausse des casques plus gros que notre avenir, Sony règne en maître incontesté. Avec son PlayStation VR, le géant japonais a écoulé plus de 1,5 million d’unités depuis son lancement, le 13 octobre. On pourrait croire que c’est la fiesta dans les bureaux de Sony, mais il semblerait que diriger la danse VR ne soit pas aussi réjouissant que prévu, surtout pour Andrew House, grand manitou du divertissement chez Sony.
D’accord, le petit frère mobile de Samsung, le Gear VR, a joué les éclaireurs avec ses 5 millions d’unités distribuées, mais comparer les deux, c’est comme associer pommes et poires. Et entre nous, si on enlevait du décompte les Gear VR offerts pour l’achat d’un super téléphone Galaxy, on aurait une meilleure idée du succès réel.
Sony VR: le leader un peu trop solitaire?
Étonnamment, trôner en haut du podium de la VR donne le vertige à Andrew House. En effet, lors d’une interview avec Reuters, monsieur a confié ne pas être complètement à l’aise avec cette avance presque gênante. Pourquoi cette appréhension, se demanderaient les curieux et les bienveillants ?
Eh bien, diriger la VR, c’est un peu comme être pionnier dans le Far West, mais sans le chapeau et la carabine. Vous avez le rôle peu enviable de devoir baliser le chemin, prendre des risques, et espérer que les suivants ne vous volent pas votre place au soleil. Pensez à Oculus: ils ont mis les petits plats dans les grands, mais se retrouvent désormais à jouer des coudes pour rester sur le podium.
Un marché de la VR en dents de scie
House n’est pas seulement gêné par sa large avance, mais aussi par le nombre pas si pharaonique de casques VR vendus. Additionnez les ventes du PSVR, du Vive et du Rift, et vous n’atteindrez pas le chiffre rêvé des 100 milliards que certains analystes avaient prédit pour 2020. Avec seulement 3,5 millions d’unités dispersées à travers le globe, House et sa bande doivent se demander si cette fameuse vague VR va un jour déferler sur le monde.
Un cri du coeur pour une concurrence amicale
Selon le prophète du PlayStation, le marché de la VR a un besoin crucial d’avoir plusieurs acteurs principaux pour que tout le monde en sorte gagnant. Or, si on jette un œil aux réductions de prix de l’Oculus Rift et à leurs conséquences heureuses sur les ventes, on comprend qu’une saine compétition pourrait relancer la machine à rêves virtuels.
D’ailleurs, un petit sondage chez les Américains met le doigt là où ça fait mal: 43% des sondés trouvent que le prix des casques les garde éloignés de la VR. Manifestement, pour attirer les foules dans cette dimension parallèle, il va falloir que les casques deviennent aussi accessibles que les bonnes vieilles lunettes 3D du cinéma de quartier.
Chapeau l’artiste, mais où sont les partenaires de danse ?
En somme, Sony, malgré sa position de leader, semble lancer des signaux de détresse pour attirer des partenaires de bal dans l’aventure de la VR. Il n’y a pas à dire, même au sommet de la technologie, on n’aspire qu’à une chose: un peu de bonne compagnie. Espérons que la concurrence recevra le message et rejoindra la piste de danse très prochainement. Car, entre nous, quoi de mieux qu’un PlayStation VR ? Réponse: un monde virtuel où l’on aurait l’embarras du choix pour explorer, jouer et frissonner!