Le Duo Déluré derrière Snapchat : Evan Spiegel & Bobby Murphy
Ah, Snapchat! Cette application sur laquelle les selfies s’autodétruisent plus vite que les bonnes résolutions du Nouvel An. Lancée en 2011, elle est l’œuvre de deux jeunes prodiges qui ont grimpé l’échelle de la richesse plus vite qu’un koala sur son eucalyptus. Evan Spiegel et Bobby Murphy, les papas de la célèbre appli, se pavanent aujourd’hui dans le club très fermé des milliardaires avant l’âge de la sagesse, avec une société valorisée à portée des 20 milliards de dollars. Flashback sur l’épopée de ces jeunes pousses de la tech.
L’Éphémère mène la Danse
Snapchat est une belle représentation de l’air du temps : pourquoi garder une photo quand on peut en prendre une autre (probablement meilleur et avec un filtre chien, s’il vous plait) ? Les jeunes s’en donnent à cœur joie : messages éphémères picturaux ou filmiques, le tout dansant sur la corde raide entre existence et disparition. Et contrairement à nos chères piles de vieux albums photo, ces souvenirs s’évaporent comme un beau rêve au petit matin.
« Snap » et ça disparaît!
Ne dit-on pas que l’union fait la force ? Ces deux compères illustrent parfaitement l’adage. Evan Spiegel, surfeur californien de première, étudiait à Stanford et penchait plus pour la frat party que pour le hackathon. Mais la vie est pleine de surprises, et c’est dans ce terrier de la fête qu’il rencontra deux acolytes de premier choix : le taciturne Bobby Murphy, magicien du code, et l’espiègle Reggie Brown, auteur de l’idée géniale (et avouons-le, un brin risquée) derrière Snapchat.
Du Sexting à la Silicon Valley
Tout a commencé avec une blague sur le sexting – ces textos un peu olé olé – qui a germé une idée brillante chez Reggie Brown: pourquoi ne pas créer une appli où les photos disparaissent après avoir été vues? Ni une ni deux, Evan Spiegel, mordu par l’idée, sollicite Bobby Murphy pour coder la bête. Coup de théâtre, Reggie est poussé vers la sortie. Au final, il aura dû batailler pour être reconnu comme le troisième larron à l’origine de ce chef-d’œuvre de la com’ digitale, empochant une coquette somme pour s’accorder sur un « on était jeunes et insouciants ».
Les Opposés s’Attirent
Evan Spiegel, figure de proue de la marque et marié à une top model (Miranda Kerr, rien que ça), est le visage de Snapchat. Il dévore l’espace médiatique tel un cookie géant. Son associé, Murphy, est plutôt du genre homme de l’ombre, fuyant les flashes et le glamour pour une vie de développeur cartésien et monastique. Leur duo a tout du scénario parfait pour une sitcom : le flamboyant et l’effacé, travaillant main dans la main vers les sommets de la Silicon Valley.
Des Milliards de « Snaps » Plus Tard
Si l’on devait tirer une morale de l’histoire de Snapchat, ce serait que l’amitié et l’innovation font bon ménage… jusqu’à ce que l’argent s’en mêle. Mais, comme dans les meilleures comédies romantiques, tout finit bien avec des excuses et un gros chèque. Evan Spiegel et Bobby Murphy incarnent ce rêve américain 2.0 où l’audace et l’ingéniosité tiennent les rênes de la réussite, recommandant aux sceptiques de regarder les étoiles plutôt que les fantômes.