La révolution Sarotis : quand votre peau devient devin !
Quand la peau joue à cache-cache avec la réalité
Imaginez un instant votre corps se muer en un super-héros sensoriel, capable de capter l’invisible et de vous murmurer à l’oreille (ou plutôt, à la peau) les secrets de votre environnement. Eh bien, accrochez-vous à votre slip de Superman, car c’est exactement ce que propose le projet Sarotis !
Sorti tout droit de l’imaginarium de l’« interactive architectural lab » de l’école d’architecture de Bartlett à Londres (oui, là où les architectes font des bâtiments qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux), Sarotis se la joue seconde peau du futur. Vous savez, comme les combinaisons moulantes dans les films de science-fiction… sauf que là, ce n’est pas de la fiction !
Une prothèse qui gonfle, qui dégonfle et qui papote avec votre corps
La trouvaille, c’est une prothèse en silicone high-tech qui fait copain-copain avec votre cou, votre cheville ou votre poignet. Pourquoi ? Pour vous faire vivre un monde parallèle où vous n’avez pas besoin de vos mirettes pour « voir ». Grâce à ses petites bulles qui se gonflent et se dégonflent au rythme des données reçues, elle vous transmet des infos comme si vous y étiez.
L’expérience sensationnelle (littéralement)
L’équipe de pointures en blouses blanches a tout d’abord collé cette fameuse peau bis sur un cobaye humain pendant 36 heures. Et croyez-moi, ce n’était pas pour un marathon de séries télé ! Ils ont analysé les réactions du sujet avant, pendant et après l’adhésion de ce sixième sens artificiel pour peaufiner leur gadget.
Au début, notre brave testeur était en mode Sherlock Holmes, essayant de deviner ce qui allait lui arriver. Puis, comme dans une romance entre l’homme et la machine, ils ne faisaient plus qu’un. Le sujet a même pitché l’idée d’une version deluxe, allant jusqu’à la poitrine. Pas de doute, l’attachement était réel. Après avoir été délesté de son armure, le sujet avait gardé un superpouvoir résiduel : une meilleure prise de conscience de son environnement. Pas mal, non ?
Les yeux bandés mais pas les pieds liés
Dans une autre expérience pour les moins claustrophobes, les participants, yeux bandés, ont été lâchés dans un labyrinthe virtuel sur Google’s Project Tango. Résultat des courses ? Equipés de leur second moi en silicone, ils ont pu reproduire le parcours sans faire de gribouillis abstraits. Qui a dit que les aveugles ne pouvaient pas peindre ?
À quoi ça sert ? À plein de trucs, voyons !
Imaginez les possibilités ! Côté boulot, les travailleurs pourraient éviter de se prendre un parpaing sur le casque en étant alertés par de gentilles pressions tactiles. Et puis, pour Monsieur et Madame Tout-le-monde, sentir les dangers avant qu’ils ne surgissent, ça n’a pas de prix, si ? Bref, on est en présence d’une petite révolution qui nous fait appréhender le monde avec un nouveau sens… littéralement.
En conclusion, Sarotis pourrait bien être l’innovation qui fera de nous des mutants en chair et en os. On n’a pas encore de capes, certes, mais on a une peau en kit qui fait office de boule de cristal. Alors, prêts à endosser votre nouvelle enveloppe corporelle ?