Révolution VR Française Séduit New York | Cinéma & Innovation

La VR « à la française » débarque et épate l’Oncle Sam!

Quand les Frenchies s’emparent de la réalité virtuelle

Jamais on a tant baragouiné en français dans les allées du festival du film de Tribeca à New York que cette année ! Et pour cause, une foison de tricolores, caméra VR en main, se sont lancés à l’assaut de la Big Apple. Alexandre Aja et sa bande, vingt mousquetaires du numérique, ont envahi Manhattan. Producteurs, réalisateurs, magiciens de la tech… impossible de faire trois pas sans entendre un « Oh là là » ou un « C’est magnifique! »

Record battu et français salué

« C’est du jamais vu ! » s’exclame Loren Hammonds, maître de cérémonie de cette orgie virtuelle. Et ce n’est pas la première fois que nos compatriotes se la racontent en VR : déjà deux ans auparavant, l’un des nôtres s’est emparé de la couronne de la compétition. Avec la maturité technologique qui pointe son nez, nos Frenchies fourmillent de créativité et ça se voit !

La VR, le nouvel Eldorado des casques à idées

Le monde entier s’emballe pour la réalité virtuelle, de quoi faire tourner des têtes et des caméras à 360°! Des casques à la portée de (presque) toutes les bourses et des géants de l’industrie qui fantasment sur ce potentiel filon mathusalemique, la VR fait les yeux doux au 7ème art; débridant notre imaginaire bien au-delà du petit monde du pixel et de l’animation.

D’Alejandro à Alexandre, tous en immersion

L’an dernier, Alejandro Gonzalez Iñarritu avait ébahi Cannes en nous trimbalant, casque vissé sur la tête et pieds nus, sur les traces éprouvantes des migrants mexicains. Cette année, Alexandre Aja a posé son Campfire Creepers au cœur de Tribeca, un conte horrifique à 360° où le danger rôde partout, même dans les ombres d’un feu de camp. « La VR, c’est comme une grosse boite de Lego pour réal », s’exclame Aja, tout fier de sa caméra bricolée à l’envi.

La French touch subventionnée

La France, doux pays de notre enfance et des subventions, offre une petite douceur financière toute spéciale pour les enchantements VR, avec le CNC et d’autres mécènes télévisuels comme Arte et France Télévisions. « Notre écosystème VR, il déchire tout, comparé aux autres, » marmonne Marianne Levy-Leblond d’Arte, sur un ton d’hipster avertie. Mais patience et modération : la VR, c’est pas pour tout le monde et on se gratte encore la tête pour la faire sortir des festivals et aller titiller le grand public.

Arte en punk et Colinart en conquête

À Tribeca, Arte secoue les esprits avec Battlescar, plongeon halluciné dans le New York punk des seventies. Arnaud Colinart, lui, fait le beau avec pas moins de trois projets sous le bras, y compris une odyssée cosmique co-signée par Darren Aronofsky, Jessica Chastain et Patti Smith. « Les grosses légumes d’Hollywood rallient la VR pour retrouver la magie du grand écran, effritée entre les doigts de Netflix », explique-t-il.

Le cinéma à la reconquête de ses lettres de noblesse

Les grands pontes du cinéma ne sont pas dupes; ils veulent rattraper le temps perdu à la télé et redorer leur blason avec la VR. Pour nos Français, bardés d’expérience digitale mais l’œil toujours rivé sur le 7ème art, c’est la chance de leur vie, l’opportunité de remettre un peu de magie dans cet univers de pixels et de redéfinir notre rapport aux histoires, à ce beau mensonge qu’est la fiction. Vive la VR, et si c’est en français, c’est encore mieux!

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