Révolution VR en Éducation: Avenir de l’Apprentissage?

Vers une révolution pédagogique avec les lunettes de VR ?

Étudiants en médecine : à vos casques, prêts, soignez !

L’automne dernier, on a vu débarquer sur le marché les petits bijoux high-tech comme l’Oculus Rift, le Vive et le PlayStation VR, et depuis, tout le monde semble avoir des yeux de Chimène pour la réalité virtuelle (VR). Et croyez-moi, le secteur de l’éducation n’est pas en reste dans cette grande foire à l’immersion 2.0.

Et hop, la Haute autorité de Santé entre en scène avec son leitmotiv : « Jamais la première fois sur un patient ». Comme par magie, ou plutôt grâce à la VR, les futurs toubibs peuvent maintenant s’exercer à couper, inciser et suturer sans risquer de perdre un patient en route. Mieux que le « Docteur Maboul », les mannequins robotisés offrent un réalisme bluffant pour que les apprentis médecins puissent parfaire leur gestuelle.

L’immersion virtuelle, star des amphis ?

Mais détrompez-vous, si les carabins sont chouchoutés avec ces gadgets futuristes, d’autres domaines de l’enseignement s’y mettent aussi. Les écoles de commerce, par exemple, n’hésitent plus à plonger leurs étudiants dans des mondes virtuels pédagogiques, de l’ordre du jamais-vu.

Chez Neoma Business School, ça swingue avec une appli VR qui transporte les élèves dans un vrai-faux magasin de téléphonie. L’idée ? Se taper l’incruste dans une transaction commerciale sans devoir enfiler une cravate. De l’avis de Marie-Laure Massué, gourou du Teaching and Learning Center, c’est la panacée pour que les étudiants kiffent l’apprentissage. Et si on peut leur éviter de roupiller sur un cas pratique écrit, c’est jackpot pour l’implication et la motivation.

Cerise sur le gâteau, la VR c’est aussi l’occasion rêvée de gambader sur des plateformes pétrolières ou de se balader dans une centrale nucléaire sans risquer la radiation (ou le tournis).

Attention, budget VR pas VRaiment à la portée de toutes les bourses

Allez, on atterrit un peu. La VR, c’est génial, mais c’est aussi le genre de techno qui fait virer votre comptable au rouge écrevisse. Benjamin Six de l’Essec, nous lâche que créer 5 petites minutes de contenu VR, c’est lâcher l’équivalent d’un bon vieux 5000 balles.

Heureusement, l’université de Caen a trouvé des mécènes au cœur aussi large que leur portefeuille, et a pu s’offrir une salle immersive dans un château à 3 millions d’euros. Depuis, les chercheurs et professeurs du Centre interdisciplinaire de réalité virtuelle jonglent avec des reconstitutions de l’antiquité à nos jours, s’amusant à tester des proto-Colisée et à comprendre les déambulations d’individus atteints d’Alzheimer sans même avoir à chausser des sandales romaines.

Bref, vous l’aurez compris, la VR dans l’éducation, c’est un peu le grand huit émotionnel et financier. Mais n’oubliez pas les petits sacs en papier pour les nausées post-VR, question de ne pas gâcher tout le fun !

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