Dormez-vous, dormez-vous, en juste vingt minutes?
Révolution dans les zzz : un somme de luxe en accéléré!
Allons bon, mes chers noctambules et mordus d’espace-temps! Avez-vous déjà rêvé de compresser ces sacrées huit heures de sommeil recommandées en une sieste express de vingt-tiny minutes? Eh bien, gardez les yeux bien écarquillés car la magie opère (ou pas) avec le collectif Invivo et leur somnifère high-tech présenté lors du festival « Sors de ce corps » à la Gaîté lyrique. Fini le gaspillage d’heures précieuses, bonjour la nuit format poche!
Quand la tech veut nous border…
Réalité virtuelle, applis qui vous susurrent « dormez, mon petit », bandeaux dignes de films de SF… Tout le monde s’invite dans notre lit douillet. On nous vend des dodos améliorés, des réveils en douceur au son de musiques qui flirtent avec notre inconscient, et même des dispositifs qui, comme le fier soldat Dreem, vous étudient le cerveau en direct pour vous plonger dans le sommeil profond. C’est bien beau tout ça, mais où est passée la moutonnerie classique?
La théorie du sommeil en kit : Ascenseur émotionnel
Ah, quelle aventure que ce « sommeil condensé » d’Invivo! On se voyait déjà, l’esprit conquérant et le pyjama repassé, conquérir nos nuits en clip accéléré. Les cartes du sommeil en main, prêts à plonger dans le rêve 2.0. Et là, paf! Ce n’était pas tout à fait ce qui était au programme.
Adieu, dodo en stéroïdes, bonjour dystopie sur fond de sommeil marchandisé! On découvre alors une immersion dans une fiction qui nous sonde à merveille : les humains, ces petits rongeurs de nuit qui, depuis trente piges, grignotent leur temps de sommeil comme si c’était une option. L’idée: une startup imaginaire, DreamR, promet la Lune : huit heures de sommeil dans un casque, à déguster en vingt minutes.
« Voulez-vous rêver avec moi ce soir? »
Les artistes, Grégoire Durrande et Samuel Sérandour, nous expliquent qu’ils ont voulu brouiller nos radars « réel-irréel ». Et ils nous invitent à une valse : d’un côté, on suit Olivia l’insomniaque scientifique, et de l’autre, on plonge dans le terrier du lapin avec les rêves artificiels de Noé. Nos cerveaux, bien embarqués dans ce jeu de réalités, en viennent à se demander s’ils doivent croire ce qu’ils voient ou s’ils sont eux aussi devenus des cobayes.
Le spectacle devient un mélange appétissant de théâtre, de réalité virtuelle et de la réalité tout court – merci à la caméra du portable qui nous permet de ne pas trop perdre pied. On se promène entre les rêves et les faits, et c’est le mal de mer cérébral assuré!
Conclusion : Sommeil, mon vieux compagnon
Après cette odyssée d’une bonne heure dans le noir, bercés entre rêves manufacturés et réflexions métaphysiques sur le dodo, une seule envie nous reste : aller se réfugier dans les bras de Morphée pour un solide huit heures de sommeil authentique. Alors, le sommeil express, révolution ou simple mirage? N’éteignez pas vos lampes de chevet trop vite, mes amis doux rêveurs. Car, que l’on veuille ou non, le sommeil reste, pour l’instant, cette douce évasion dont même le plus brillant des casques VR ne peut capturer l’essence.