L’alchimiste numérique de Camaret: quand l’AR façonne l’emploi et les flux d’air bretons
À Camaret, petite commune du Finistère où le granit côtoie le goémon, une révolution high-tech a élu domicile dans la maison la plus ordinaire du quartier. Là, entre des murs qui suintent la simplicité, une équipe menée par le sorcier de la 3D, David Pliquet, tisse des sortilèges de réalité augmentée. Accrochez votre ceinture de sécurité (virtuelle), nous partons en exploration.
Des statues plus vraies que nature
Vous vous dites sûrement que dans une maison de lotissement, on pourrait trouver une chaîne Hi-Fi ou un vieux Monopoly, mais certainement pas de quoi scanner des colosses en pierre. Erreur fatale! Nos magiciens du pixel ont pris d’assaut la Vallée des Saints et, scanners en main, ont immortalisé les sculptures monumentales dans toute leur splendeur digitale. Après avoir flirté avec les sommets de granit, ils dépoussièrent minutieusement chaque scan pour que vous puissiez emporter chez vous une armée de miniatures en plastique, créées pour combler les coffres de l’association gestionnaire du site. Pas mal pour un marché local, n’est-ce pas?
Batman chez les Bretons
Non loin des divinités celtes, voici que trônent Batman et Superman, les super-héros des comics américains. Rêviez-vous de les voir veiller sur les landes bretonnes? Eh bien, c’est chose faite ! Un coup de baguette magique sous forme de contrat commercial, et les figurines s’invitent dans l’antre du digital camaretois. Qui a dit que les super-héros ne pouvaient pas prendre l’air frais de la Bretagne?
Arzone, le passe-partout virtuel
David Pliquet, l’enchanteur local, délaisse un moment sa conversation téléphonique pour nous révéler sa dernière potion : Arzone, une application qui transforme un vulgaire bout de papier en porte ouverte sur le monde numérique. Imaginez un peu ! Vous avez un flyer, vous le scannez et boom, une pléthore d’informations déboule sur votre mobile : vidéos, photos, liens d’achat, le tout en un clin d’œil !
Le petit dépliant qui monte, qui monte…
Et la formule magique s’exporte loin, très loin : jusqu’à New York, où une grande école de coiffure s’éprend de notre prodige technologique. Une commerciale franchit maintenant chaque jour le seuil de la « Grosse Pomme » pour répandre la bonne nouvelle d’Arzone, le dépliant breton qui a conquis l’Amérique.
Emplois en rafales
Ce n’est pas tout ! Pour que l’atelier continue de fourmiller de nouveautés, six nouveaux alchimistes ont rejoint l’équipe, faisant gonfler les rangs à douze. Le trésorier de l’entreprise sourit : les finances se portent bien, merci pour elles. Et David, notre Camarétois émérite, peut se vanter d’avoir doublé le chiffre d’affaires chaque année depuis son retour de Nantes, où il a longtemps distillé ses préparations 3D avant de revenir en terres natales en 2013.
Un sursaut pour la presse papier?
Imaginez maintenant que cette application devienne l’atout maître des journaux qui peinent à survivre dans le grand bain numérique. Vous lisez un article sur Martin Fourcade et boum, une vidéo s’active pour vous annoncer sa dernière victoire. Une mise à jour en temps réel, un soupçon de magie journalistique, et voici la presse écrite revigorée.
Eh bien, il semble que la petite maison de Camaret est devenue un grimoire ouvert sur l’avenir. Qui l’eût cru? Certainement pas les passants qui, chaque jour, ignorent qu’ils frôlent l’atelier où le futur prend forme, un scan à la fois.