« Ready Player One » : L’odyssée geek sur grand écran en réalité (très) augmentée
Quand Spielberg fait boum dans le pop-corn
Prenez note, chers mordus du joystick et disciples du grand écran, car l’oracle du 7ème art, j’ai nommé Steven Spielberg, a déballé sa toute dernière friandise cinématographique : « Ready Player One ». Et autant vous dire que la première bande-annonce de ce blockbuster sent bon le vieux vinyle et la cartouche de jeu vidéo poussiéreuse.
Cette pépite, dégainée tel un as du cosplay lors du sacro-saint Comic Con de San Diego, rassemble plus d’icônes de la culture pop que vous pourriez en trouver lors d’une brocante geek sur la planète Mars. On annonce la présence du bon vieux Géant de fer, de Freddy le manicure de vos cauchemars, sans oublier le bolide du manga Akira et, cerise sur le gâteau, la DeLorean, cette voiture à voyager dans le temps qui a déjà ses vignettes pour le futur.
Quand la réalité dépasse la fiction (et vice versa)
Mais comment cohabiter dans une tambouille où se croisent autant de légendes sans finir avec un ragoût indigeste de réalités parallèles ? La recette miracle : un zeste de réalité virtuelle, et le tour est joué !
Adaptation du roman du même nom signé Ernest Cline, « Ready Player One » nous plonge dans une dystopie où la grisaille quotidienne se dissipe uniquement derrière les lunettes d’un monde virtuel baptisé OASIS. Ce joyau issu de l’imagination d’un milliardaire farfelu contient la promesse d’un héritage à la clé : résolvez les énigmes inspirées des années 80 et repartez avec le magot. Wade Watts, notre héros expert en décennie fluo, se lance alors dans cette quête épique, esquivant au passage les coups bas des corporations et des nerds du monde entier.
Quand l’apprenti rencontre le maître
En direct du panthéon du Comic Con, Ernest Cline s’est confié sur le feu sacré que Spielberg a allumé en lui : selon ses mots, digérer et analyser les œuvres de Spielberg, c’était comme manger cinq fruits et légumes par jour pour un conteur moderne. Spielberg, quant à lui, a trouvé dans le livre de Cline un pont jeté entre le passé pétillant dont il a été un acteur majeur, et l’avenir technologique qui nous tend les bras.
Quand le vieux sage reprend du service
Spielberg a bien failli laisser la barre à un jeune loup, mais c’est finalement lui qui orchestre le bal des références, à une exception près : pas touche à ses propres réalisations (hormis un petit clin d’œil à sa casquette de producteur de « Retour vers le futur »). Pour Cline, il ne s’agit pas de jouer à « Qui trouve la référence cachée » pour le simple plaisir de la chasse au trésor, mais plutôt de partager, sous couvert d’un spectacle grandiose, la magie de la réalité virtuelle avec le commun des mortels.
Préparez-vos casques et vos manettes, l’immersion dans cet univers où les Rubik’s Cube côtoient les sabres laser est programmée pour le 28 mars 2018. Restez branchés, mes amis, le compte à rebours a commencé pour ce qui s’annonce comme la plus monumentale des parties de Pac-Man jamais projetée sur toile !