Réalité Virtuelle: Succès ou Échec auprès du Public?

La Réalité Virtuelle: une romance compliquée avec le grand public

L’engouement timide pour le casque du futur

Ah, la réalité virtuelle (VR pour les intimes), cette tendre promesse d’aventures fantastiques sans bouger de son canapé ! Il n’y a encore pas si longtemps, elle faisait vibrer les coeurs de geeks et semblait prête à débarquer en force dans nos modestes foyers. Mais voilà, un an après que des engins comme l’HTC Vive, l’Oculus Rift ou le petit dernier de chez Sony ont pointé le bout de leurs lentilles, nos salons semblent lui faire la moue.

En 2016, la frénésie; en 2017, la gueule de bois

Lorsque Sony a lancé son bijou VR, c’était la foire à la saucisse dans le monde des gamers. « Ça y est, on va vivre nos jeux vidéo ! » pouvait-on entendre au détour des forums. Avec 1,3 million de casques vendus en six mois et quelques admirateurs supplémentaires au premier trimestre 2017, on pensait que c’était gagné. Pendant ce temps, Samsung, avec son Gear VR bon marché et sa promesse de réalité virtuelle nomade, s’écoulait comme des petits pains avec des chiffres de ventes à faire pâlir une boulangerie populaire.

Cependant, nous avions vite déchanté. À l’E3 2017, les jeux VR se comptaient sur les doigts d’une main endolorie — un contraste saisissant avec l’année précédente.

Un pas en avant, trois pas en arrière

Les autres acteurs du marché VR n’ont pas eu le sourire béat de Sony. Oculus Rift, le petit chouchou de Facebook, semblait perdre de son éclat avec des ventes plus qu’embarrassantes. Ils ont même fermé leur studio de film VR pour papillonner vers la réalité augmentée, comme s’ils espéraient que changer d’air effacerait leurs faux pas.

Quant à la France, le signal n’est pas vraiment au vert. D’après des analystes du Videogames Economics Forum, les VRistes sont presque aussi rares qu’une licorne en costume-cravate dans le métro de Paris — seulement une fraction marginale des joueurs sur Steam les utilisent régulièrement.

La VR, un dragon pas si facile à apprivoiser

Et pourquoi donc la VR ne danse-t-elle pas la salsa dans tous les foyers ? Eh bien, pour commencer, essayez de passer deux heures dans un casque et vous ressentirez peut-être cette étrange sensation de vouloir embrasser votre canapé après avoir joué aux montagnes russes virtuelles. Envies nauséeuses garanties pour une bonne partie des novices.

Puis, il y a le casse-tête de l’installation. Si vous n’êtes pas un expert en informatique prêt à démonter votre PC pour y insérer des cartes graphiques aussi grosses que des tartines de Nutella, oubliez l’Oculus Rift. On ne parle même pas du prix des casques qui peuvent faire réfléchir à deux fois avant de transformer son salon en cybercafé futuriste.

Retour vers le futur avec les salles d’arcade ?

Mais tout n’est pas perdu pour les amoureux de la VR. Des pionniers ont eu la lumineuse idée de ressusciter les salles d’arcade, ces temples de la nostalgie où l’on pouvait autrefois dépenser son argent de poche pour quelques minutes de joie pixelisée. De nouvelles versions se parent maintenant de décors high-tech pour inviter monsieur et madame Tout-le-Monde à venir s’essayer aux délices de la VR, sans les tracas domestiques.

Oui, la romance entre le grand public et la VR connaît quelques turbulences. Mais comme dans tout bon feuilleton, on reste accroché, en espérant un prochain épisode plein de rebondissements et de réussites technologiques. Après tout, l’amour, c’est aussi savoir surmonter les obstacles, n’est-ce pas ?

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