La réalité virtuelle : nouveau meilleur ami ou simple engouement passager ?
En cette belle ère du numérique, une question taraude les esprits des aventuriers de la technologie : la réalité virtuelle (VR pour les intimes) va-t-elle bousculer notre bonne vieille réalité ? Rien que pour vous, j’ai enfilé mes plus belles lunettes à débattre et me suis téléporté à cette conférence organisée par Maddyness lors du salon tech de ce cher Loïc le Meur. Que du beau monde : Timoni West, la rockstar du design chez Unity Labs, et Helen Situ, la papesse de Virtual Reality Pop, toutes deux prêtes à décortiquer le phénomène VR.
Casques VR : gadgets ou révolution ?
Déballons le paquet cadeau des statistiques : fin 2016, seuls les frimeurs de chez Samsung ont écoulé plus d’un million de Gear VR, se targuant d’un chiffre enjôleur de 4,51 millions d’unités vendues. Mais entre nous, ces chiffres, c’est du flan ou pas ? Timoni West, avec son œil de lynx, épluche la chose : « Les gens achètent, certes, mais s’agit-il d’un véritable engouement ou d’une promo aguichante sur un smartphone ? » Sony et HTC, respectivement deuxième et troisième sur le podium, grappillent aussi des parts du gâteau. La grande question que pose notre amie Timoni : à part prendre la poussière, que font vraiment ces casques ?
La VR, un complexe de boutons ?
« Ah, la réalité virtuelle, » commence Timoni, « au commencement, on voulait transformer les utilisateurs en poissons dans l’eau de l’immersion totale, éliminant toute trace de notre bonne vieille réalité. » Mais patatras, pour tricoter des expériences un brin élaborées dans ce monde virtuel, faut passer par la case manettes remplies de boutons. Ça peut effrayer le commun des mortels, convaincu d’avoir deux mains gauches en voyant tant de boutons.
Et si le porno était le VRoi ?
Comment donc rendre la VR populaire ? Laissez-moi vous murmurer un mot doux à l’oreille : « pornographie ». Oui, cette industrie qui rougit les joues s’est jetée tête baissée dans le grand bain de la VR. En France, des pionniers du genre, Marc Dorcel et Jacquie et Michel, ont vite compris l’intérêt de nous embarquer dans des aventures plus… euh, immersives. Helen Situ éclaire notre lanterne : « Le secteur du X, toujours à la pointe, teste les limites. » Mais voit-elle la VR comme un futur Big Bang pour le secteur ? Pas si sûr.
Addiction virtuelle ou simple amourette ?
Contrairement à ce que vos grands-mères vous ont conté, la VR n’a rien d’un monstre dévoreur d’âmes. Helen Situ coupe court au mythe : « Addictive, la VR ? Allons donc, seulement si l’on adorait absolument tout ce qu’elle propose ! Ce n’est pas le cas. » L’avantage indéniable de la VR sur la réclame vidéo traditionnelle ? « Vous aimez pas ? Pouf, le casque est parti. Pas de contrainte d’une vidéo interminable qui vous enchaîne à l’écran. »
La publicité en VR, c’est plus sympa !
Vu que l’on parle d’argent, la publicité est un moteur de croissance colossal pour la VR. « Imaginez, plutôt que de bailler aux corneilles pendant une leçon sur les cellules sanguines, vous plongez vos élèves au cœur d’un corps humain, un peu comme dans ‘Le Bus Magique' », s’enthousiasme Helen Situ. Et au-delà du monde scolaire, la VR a ce pouvoir incroyable de tisser des liens, de vous faire voyager sans bouger de votre canapé ou de renouer avec tante Gertrude à l’autre bout du monde.
La VR : maître ou serviteur de la réalité ?
Tadam, la question à un million de bitcoins : la VR, future reine usurpatrice de notre monde tangible ? « Jamais de la vie », rigole Helen Situ, « elle n’est là que pour nous donner des lunettes 3D pour mieux décrypter la réalité, et non pour la remplacer. » Prenez ça comme une flûte de champagne accompagnant votre plat principal : un supplément croustillant, mais pas le repas en lui-même. Et vous, prêts à sauter dans la marmite VR pour une petite touche de folie ?