Réalité Virtuelle: L’avenir épique de votre quotidien

La Réalité Virtuelle: Patience, elle va épicer votre quotidien!

L’enthousiasme refroidi mais pas congelé

Ah, 2016, l’année où on s’attendait à ce que la Réalité Virtuelle (VR pour les intimes) nous embarque dans son vaisseau spatial commercial. Hélas, les ventes de ces bijoux technologiques, à part le PlayStation VR, ressemblent plus à une balade en trottinette qu’à un décollage fusée. Pourtant, les détenteurs de la boule de cristal numérique nous assurent que la VR entrera dans les foyers à pas de fourmis électroniques.

Qu’on se le dise, Sony fait la roue avec son million de PlayStation VR vendus depuis octobre. Mais pour le HTC Vive et l’Oculus Rift, c’est la course en sac. Des chiffres qui s’essoufflent derrière, avec des études montrant que, depuis leur lancement, ils ont du mal à trouver preneurs.

Et même si les voyants de l’industrie prédisent une multiplication des ventes de casques VR et un pactole faramineux à l’horizon, n’espérez pas voir votre voisin en casque VR en allant chercher votre baguette cette année.

« On s’est vu trop beau »

Si l’on écoute Jitesh Ubrani, un sage de chez IDC, le marché VR est encore en couche-culotte et le grand public, prudent comme un chat traversant une route, ne se jette pas dessus. Pour l’instant, ce sont les geeks et les joueurs invétérés qui s’en donnent à cœur joie.

Même le grand manitou de Facebook, Mark Zuckerberg, a admis que ce monde VR ne serait pas le royaume de monsieur et madame Tout-le-Monde avant un moment. Christophe Mallet, lui, voit ces premiers casques comme des brouillons de la révolution virtuelle et prévoit encore cinq ans d’attente avant que la VR ne déploie véritablement ses ailes.

Hurdles technologiques? Plutôt Un jeu d’obstacles!

Le premier caillou dans la chaussure de la VR est, sans surprise, son prix de prince. Et ce n’est pas tout! Il vous faut aussi un PC de compétition ou une PlayStation pour en profiter. Les options bon marché, comme le Cardboard de Google et le Gear VR de Samsung, existent mais sont limitées dans leurs prestations, un peu comme vouloir cuisiner un banquet avec un seul poêle.

Quant au segmenté marché de la VR, c’est un peu la Tour de Babel : trop de dispositifs différents, trop de limitations. Et ne parlons même pas des joueurs avides qui ne trouvent pas de jeux à se mettre sous la dent pour de longues sessions endiablées.

Le « Wow » avant tout

Chez HTC Vive, Hervé Fontaine, joue la carte de l’optimisme. Même sans dévoiler de chiffres, il reste fidèle au cap initial : bluffer le public. De belles alliances se forment, avec HTC se jetant dans le sans-fil et Google s’appariant pour créer des casques autonomes. D’autres suivront, car qui ne rêve pas d’une vie sans câbles emmêlés?

La Réalité Augmentée pour chauffer la salle

Nos visionnaires Condolo et Mallet parient que la VR gagnera ses lettres de noblesse après que la Réalité Augmentée (AR) aura fait sa place. Un avant-goût avec « Pokémon Go », qui nous a fait tous marcher sur les trottoirs le nez collé sur nos écrans. L’AR, moins flippante que la VR, pourrait se fondre dans notre quotidien aussi naturellement qu’une paire de lunettes sur le nez.

En bref, que la VR se fasse désirer n’empêche pas les aficionados de technologie de croire en son avenir radieux. Après tout, qui n’a pas craqué pour un nouvel objet tech simplement parce qu’on nous a dit qu’on en avait besoin? Patience, la VR pourrait bien être l’épice de la vie numérique que nous n’avons pas encore appris à savourer.

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