La Réalité Virtuelle: Montagnes Russes Numériques ou Voyage au Pays du Tournis?
Ah, la réalité virtuelle! Un rêve de gosse qui se réalise : adieu manette et écran plat, bonjour sensations fortes et immersion totale. Vous vous souvenez quand on jouait à imiter les aviateurs avec un simple bout de carton? Maintenant, pour un peu, on sentirait presque le vent dans les cheveux (sauf qu’on a un casque sur la tête, mais passons).
Être Batman, c’est plus marrant que le regarder!
Métamorphosez-vous en superhéros, enfourchez votre bolide de course ou explorez les confins de l’univers, tout cela depuis le confort de votre canapé. Avec la VR, on oublie les tracas du quotidien, les murs de notre 30m² et les affres de la météo. C’est un retour aux fondamentaux du jeu vidéo : l’immersion dans une réalité alternative, une dimension où l’on peut s’essayer à tous ces métiers et rôles dont on n’a pas même le courage de rêver éveillé.
Sensations garanties avec l' »effet wahou »
En VR, que d’émotions! La peur, le stupéfait, l’émerveillement… On vibre à des fréquences que les terrains plats de la 2D ne nous avaient jamais fait ressentir. Sortis de là, on est tout chamboulé, mais avec un sourire béat figé sur le visage. La première fois qu’on teste, c’est un peu comme découvrir la 5ème dimension, difficile de ne pas lâcher un petit « wahou » d’enfant émerveillé.
Il semble donc que nous ayons atteint le futur mirifique promis par les films et romans d’anticipation : entrer dans l’écran pour des aventures sans fin, entre Tron et Matrix. On reste conscient de la supercherie, ce n’est qu’un tour de magie après tout, mais le spectacle en vaut la chandelle, non?
Contre : Attention à la VR, source de (mauvaise) mer
Mal de mer, tête qui tourne, nausées… et je ne parle pas d’une croisière sur l’Atlantique en pleine tempête. Non, non, je parle bien de l’expérience VR. Quelle joie extrême que de retirer ce carcan technologique et retrouver la douce stabilité du plancher des vaches!
C’est sûr, c’est sympa un court instant, comme les montagnes russes. Mais pourquoi s’imposer un tel supplice? Se ballader avec sur le crâne un truc qui pèse une tonne et qui nous donne des allures de robot en goguette? Pourquoi s’enfermer dans un casque qui, sous prétexte de nous emmener ailleurs, nous fait prendre des meubles pour des fantômes?
Notre corps est assez malin pour détecter la supercherie. L’oreille interne balance sans détour le contenu de sa colère : vertiges et nausées en cascades. Peu importe les prouesses technologiques si c’est pour finir par rendre son petit déjeuner…
Isolement, anxiété, sensation d’étouffement… Ce gadget adoré par la Silicon Valley a autant de charme qu’une root canal chez le dentiste. Et ça coûte une blinde! Franchement, pour moins cher, on peut avoir une expérience similaire avec un manège à sensation, sans les dégâts collatéraux.
Mais bon, l’espoir fait vivre, non? Les technophiles jurent que demain nous apportera une VR tellement peaufinée qu’elle nous caressera comme une douce brise printanière. Mouais, après avoir enduré des heures de cette ‘torture mentale’, on espère simplement une chose : que les inventeurs de Palo Alto se trouvent rapidement une nouvelle passion, de préférence un peu moins vomitive.