Razer ManO’War : le casque qui ne vous câline pas les oreilles
Un titan de plastique pour vos parties endiablées
Entrons dans le vif du sujet avec le ManO’War de Razer, un mastodonte censé chatouiller nos pavillons auditifs avec ses promesses de virtuosité sonore. Comme la lutte pour un trône de fer dans un célèbre univers fantasy, ce casque propose un affrontement audacieux entre la technologie et le confort. Armé de son 7.1 virtuel et de son microphone rétractable, il fait miroiter un royaume de possibilités. Mais une fois le trône approché, c’est un crochet du gauche que le confort vous met.
Confort : une guerre d’oreillettes peu confortable
Fait majoritairement de plastique, le ManO’War pourrait croiser une tortue et lui dire « frère de matière ». Solide? Peut-être. Mais l’arceau à cran pourrait faire grincer plus d’un scalp délicat. Imaginez un rembourrage aussi généreux qu’une liposuccion, laissant la tendre peau de votre crâne sous l’emprise du plastique impitoyable. Et n’espérez pas de répit pour vos nobles oreilles; les oreillettes, ces traîtresses, pourraient laisser vos pavillons s’humilier en touchant l’intérieur du casque. Mais pour les hypocondriaques de la propreté, bonne nouvelle : vous pouvez les détacher et les laver!
« Ça pèse son poids en cacahuètes » ou la légende du casque pesant
Alerte générale : le ManO’War, avec ses 350 grammes de technologie sans fil, pourrait faire passer votre tête pour la balance idéale pour peser des cacahuètes. Et en prime, il vous offrira cette sensation exclusivement gratuite de se faire compresser les idées, même après un rodage acharné. Petite cerise sur le gâteau, vos oreilles deviendront des mini-volcans, prêtes à entrer en éruption sous l’effet d’une chaleur à vous faire regretter les saunas finlandais.
Sans fil, mais avec des fils quelque part
Le ManO’War joue au petit malin avec son émetteur-récepteur USB qui virevolte comme une fée clochette entre portables et tours informatiques. Mais ne vous aventurez pas trop loin, son royaume sans fil perd vite de sa superbe dès qu’un mur perfide s’interpose. Quant aux contrôles dissimulés sur l’armure des oreillettes, attendez-vous à la sobriété : une molette par-ci, un bouton par-là, et un port caché pour l’émetteur-récepteur au moment de l’exil. Pour la batterie, Razer vous fait miroiter une week-end marathon de liberté, à condition que votre idée d’un marathon soit une petite course de 2 heures par jour.
Des basses à vous décoller le tympan mais un micro qui caresse l’oreille
En matière de son, le ManO’War se prend pour un dieu du stade. Les basses prennent le devant de la scène, au point de transformer tout autre genre musical en une odyssée rock ou électro. Pourtant, plongé dans l’arène d’un jeu, vous redécouvrirez le plaisir d’un son qui frappe fort, qui rythme les combats dans les recoins sombres des MMO ou les affrontements explosifs des FPS. Stupéfaction, la spatialisation s’éveille en 7.1! Les jeux ouverts vous révèlent alors un monde audio pleinement épanoui, et dans un FPS comme Overwatch, le son vous prête ses yeux. Mais qu’on ne s’y trompe pas, cela reste un plus discret, pas de quoi vous transformer en champion de l’arène. Et finissons en beauté avec un micro qui, en véritable baryton de l’audio, délivre une clarté de voix qui caresse délicatement l’oreille de vos équipiers.
En bref, le ManO’War, c’est un peu comme ce convive un peu rustre de vos dîners de famille : plein de bonnes intentions, mais dont la présence en bout de table ne garantit pas le meilleur des conforts. Et on ne peut s’empêcher de se dire que parfois, un bon vieux coussinet velours aurait fait des merveilles.