Prince Hologramme: Le Non du Génie au Super Bowl

Quand Prince disait non à la technologie : l’anecdote holographique

L’affaire de l’apparition posthume (et numérique) de Prince

Imaginez un monde où les légendes de la musique pourraient remonter sur scène, même après avoir quitté cet univers pour celui des étoiles. Fantastique, non ? Eh bien, Prince n’était pas de cet avis. Et voici que la possibilité d’un hologramme de ce génie lors du Super Bowl fait parler d’elle. Un buzz digne d’une série B de science-fiction, mais qui a suscité une certaine controverse.

Sheila E., batteuse de feu et confidente de Prince, et, pour ne rien négliger, sa presque épouse, est montée au créneau. Lorsqu’il s’agit de défendre l’héritage et les volontés de son ancien complice, elle n’y va pas de main morte. C’est sur Twitter qu’elle a planté le décor, déclarant haut et fort que le Purple One avait précisément exigé de ne jamais être ramené à la vie sous forme d’hologramme. Et Sheila s’en souvient très bien, merci !

Un hologramme pour un Super Bowl sans âme ?

Mais revenons un peu en arrière. C’est donc en plein buzz autour du grand show de mi-temps du Super Bowl, où Justin Timberland devait enflammer le stade, qu’une rumeur s’est répandue comme une trainée de paillettes : Prince allait ressusciter sous forme d’hologramme. Sacrilège ou miracle technologique ? La réaction de Sheila E. ne s’est pas fait attendre. « Il aurait dit non, alors on dit non ! » semble-t-elle crier du haut de son kit de batterie.

Prince, ce visionnaire diabolique

En fouillant dans les archives, nos détectives du web ont déniché une perle datant de 1998. Une interview dans Guitar World dans laquelle on avait demandé à Prince s’il se verrait bien cogiter sur des riffs avec des stars de l’ère jurassique ou un peu plus contemporaine. Imaginez un peu : Prince et Mozart sur une même scène, avec un fond en réalité virtuelle de la Vienne impériale ! Or, que nous disait Prince ? « Absolutely not, darling ». D’après lui, la VR, la réalité virtuelle, c’est le mal incarné dans un écran HD. Si les stars devaient jammer ensemble, elles l’auraient fait dans la vraie vie, en buvant des vrais cafés, avec de vrais flocons de neige qui tombent sur les vrais chapeaux à plume.

Et pour enfoncer le clou, il avait évoqué le sort qu’on avait réservé à une certaine chanson des Beatles, en faisant chanter John Lennon depuis sa tombe. Prince avait clairement exprimé que ce genre de zombie artistique ne ferait jamais partie de sa palette. Contrôle artistique, disait-il, et l’on imagine le Poète Pourpre tenir ses précieux enregistrements comme on tient une couronne royale.

Un testament artistique à toute épreuve

Ce n’était donc pas une blague. Prince avait bien précisé dans son testament artistique : « Pas d’hologrammes pour moi, s’il vous plaît, je préfère rester un mystère éternel. »

Sheila E. est donc la gardienne de ce temple sacré, s’assurant que ses souhaits soient respectés. Alors, est-ce que le spectacle du Super Bowl a suivi la note ? Il semblerait que le message fut reçu 5 sur 5. Pas d’apparition spectrales pour Prince. À la place, du rock, du vrai, de celui qui fait vibrer les foules sans avoir besoin de câbles et de projecteurs.

En somme, même si la tentation technologique de ressusciter nos héros est grande, il semble que le respect pour les dernières volontés d’un artiste comme Prince l’emporte. Pour le meilleur ou pour le pire, Prince restera Prince, avec tout ce que cela implique d’authenticité, de génie et d’un brin de magie si bien ancrée dans la réalité. Et toi, virtuel lecteur, que penses-tu de tout cela ? Hologramme ou pas hologramme, la question reste ouverte !

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