Des compagnes en silicone avec un zeste d’intelligence : l’univers des poupées « made in » l’empire du Milieu
Quand la Silicon Valley rencontre la vallée de l’amour
Accrochez-vous à vos chapeaux, mes chers lecteurs, car nous plongeons dans le monde fascinant des poupées qui ne sont plus réservées aux enfants. Oubliez les Barbie et les Ken de votre tendre enfance ; aujourd’hui, nous parlons des Harmony, des Samantha et de leurs copines, poupées pas tout à fait comme les autres puisqu’elles sont dotées de la parole et, tenez-vous bien, de l’intelligence artificielle. C’est que même dans l’industrie de la tendresse synthétique, la Chine ne lésine pas sur l’innovation!
Une usine à rêves (et à compagnons) chez Exdoll
Imaginez une grande salle remplie de créatures aux longs cils et aux courbes généreuses, mais sans un bruit de babillage. Pas de panique, nous sommes dans les coulisses d’Exdoll, une usine où les ouvriers sont aussi discrets que talentueux, car ils fabriquent pas moins de 400 rêves – je veux bien sûr parler de poupées – sur mesure chaque mois.
Là-bas, vous pouvez jouer au créateur exigeant et demander une taille idéale, une plastique de rêve avec le buste qui va bien (rien n’est trop gros ou trop petit dans ce temple de la personnalisation !), et même choisir la couleur des yeux et de la chevelure de votre future compagne inanimée.
La robotique au service du cœur (et pas que)
Depuis 2016, ces génies de la compagnie cherchent à insuffler un soupçon de vie dans leurs créations. Et comme le quidam ne se contente plus d’un joli visage, l’ambition est de garnir ces dames de silicone de l’étincelle de l’intelligence artificielle, histoire de les rendre plus… conviviales, dira-t-on.
Et pour ceux qui pensent que ces créatures ne sont là que pour apaiser les fièvres nocturnes, détrompez-vous ! La Chine, avec ses politiques de natalité ayant engendré un déséquilibre hommes/femmes à faire pâlir un statisticien, voit dans ces belles de plastique une solution contre la solitude pesante. Oui, vous avez bien lu, ces poupées sont présentées comme des moyens de combler le vide, d’être une présence dans la solitude des appartements chinois, un brin de causette après une journée de labeur.
Plus qu’un gadget, une épaule sur laquelle se reposer
Comme l’indique le chef d’orchestre de la symphonie Exdoll, n’allez pas croire que ces poupées sont juste là pour faire sauter la marmite ! Non, mes amis, il s’agirait plutôt d’une amie fidèle, une compagne dévouée à l’écoute de vos états d’âme, capable de vous répondre avec la douceur d’une brise printanière (bon, d’une brise préprogrammée, mais l’intention est là).
En somme, c’est une manière de répondre à cet écart démographique de plus de 33 millions d’hommes célibataires, un écart qui n’a rien d’une petite marge d’erreur. Après tout, si vous pouvez commander une pizza avec les ingrédients de votre choix, pourquoi ne pas avoir la possibilité de configurer la compagne idéale?
Un future poétique ou problématique?
Alors, mesdames et messieurs, cette histoire de poupées adultes sophistiquées est-elle un pas vers un monde plus doux ou la source de futures angoisses philosophiques? Quoiqu’il en soit, une chose est sûre, si jamais vous songez à adopter une compagne en polymère, n’oubliez pas de la présenter à vos amis – après tout, il n’est pas dit qu’ils feront la différence!
Et pendant que nous y sommes, profitons de ce moment pour saluer l’ingéniosité sans bornes de nos amis chinois, toujours prêts à repousser les limites de ce qui est possible, même dans le domaine ô combien délicat des affaires de cœur artificiel.