Pokémon Go: Encore Populaire ou Dépassé après un An?

Pokémon Go, un an après : toujours dans la course ou poké-banalisé ?

Vous souvenez-vous de cet été où la phrase « Attrapez-les tous ! » est devenue le credo de millions de dresseurs en herbe ? Eh bien, figurez-vous que Pokémon, la nostalgie vivante pour les trentenaires, existe toujours sur nos chers smartphones. Alors, un an après avoir provoqué des attroupements plus importants qu’une promotion sur les Nutella, qu’est-il advenu de Pokémon Go ?

La chasse est ouverte… Mais plus vraiment en meute

Faites une pause et levez la tête : vous ne les voyez plus, ces escouades de chasseurs scrutant leurs écrans à la recherche d’un Dracolosse en liberté dans nos cités urbaines. S’il semble que les Pikachu sauvages n’entrainent plus de migrations massives, sachez que les serveurs de l’appli de Niantic frémissent encore de l’activité des irréductibles fans. Oui, ces chasseurs invétérés sont toujours là, prêts à tout pour remplir leur Pokédex virtuel.

Des mises-à-jour aussi rares qu’un Salamèche dans un igloo

On l’entend partout dans les hautes sphèresdes Pokéfanatiques, notamment par des voix comme celle de Pierre-Vitor Pereira, lassé de ne pouvoir engager un duel amical contre son voisin de siège dans le bus. « Niantic et leurs mises-à-jour, c’est un peu comme attendre la saison des mangues en Alaska », pourrait-on exagérer. L’effervescence des débuts a laissé place à la soif insatisfaite de nouveautés pour pimenter l’aventure. Et que dire des nouvelles générations de Pokémon qui donnent des sueurs froides aux puristes élevés au pain Ronflex et à l’eau de source Pikachu ?

Le fin connaisseur Alvin Haddadène nous explique la situation : « C’était la fiesta pendant l’été de lancement, mais les contenus inédits se faisant désirer, les joueurs ont commencé à déserter les arènes. Il a fallu patienter jusqu’à la fin de l’année pour une cargaison de nouveaux Pokémon et attendre, pieds et poings liés, l’été d’après pour une mise-à-jour digne de ce nom. Autant dire que l’attente fut plus longue qu’un trajet en RER un jour de grève. »

Des événements plus déroutants qu’un Magicarpe utilisant Vol

Le premier anniversaire devait être célébré avec pompe et splendeur ! Niantic a donc pensé lancer des festivals Pokémon GO aux quatre coins du globe. Mais imaginez un peu le « Pokémon Go Fest » de Chicago, censé être le clou du spectacle, plus désorganisé qu’une partie de cache-cache avec des Nosferapti.

Pour le spécialiste Alvin Haddadène, le diagnostic est sans appel : « Trop de dresseurs, pas assez de réseau ; les antennes 4G n’ont pas survécu à l’assaut. Pas un brin de Wi-Fi à l’horizon dans le parc, les joueurs n’avaient pas la moindre chance. » Finalement, les participants déçus sont repartis avec quelques Pokémon légendaires et un maigre lot de consolation en Pokécoins, peut-être juste assez pour s’acheter une consolante dose de Pokéballs.

Voilà donc le bilan. Pokémon Go, malgré son essor fulgurant, s’inscrit aujourd’hui dans la longue tradition des phénomènes éphémères… du moins jusqu’à ce qu’une nouveauté survienne et, qui sait, relance la machine à attraper. En attendant, vous me trouverez peut-être en train de traquer furtivement un Évoli au coin d’une ruelle, nostalgique de ces jours de chasse effrénée. Allez, on se capte plus tard, j’ai un Ronflex à réveiller !

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