Êtes-vous prêt, joueur un ? Une odyssée VR de pur délire !
Il était une fois, dans le royaume pas si lointain de 2011, un certain bouquin nommé « Player One » qui nous catapultait dans un futur où la réalité virtuelle (VR) était reine. Et maintenant, avec le film pointant le bout de sa bobine sur nos écrans, il est temps de remettre nos casques de réalité augmentée et de plonger tête la première dans cet univers où la fantaisie VR est reine.
Quand la pellicule rencontre le pixel: un roman s’emballe
Imaginez un monde, en 2044, où la planète se meurt et où les hiérarchies sociales sont aussi embrouillées qu’un casse-tête chinois. C’est dans ce chaos qu’une majorité d’âmes perdues cherchent refuge dans l’OASIS, un cosmos virtuel où l’on peut vivre mille et une vies en échange de quelques pièces sonnantes et trébuchantes. Un monde où la seule limite est celle de votre porte-monnaie (et un poil votre imagination). Chevalier Jedi aujourd’hui, mage demain, et pourquoi pas un pilote de mech la semaine prochaine ?
Mais voilà, le génie à l’origine de cette évasion digitale tire sa révérence, sans héritier. Il nous laisse un jeu de piste digne d’un blockbuster, celui qui déniche les trois clefs cachées remporte le gros lot : 250 milliards! Notre héros, le jeune Wade, se lance dans cette quête épique, enflammant son amour pour les années 80 et les joyaux de la pop culture.
Un déluge de clins d’œil nostalgiques
Ernest Cline, l’auteur de cet épopée, sème au fil des pages un trésor de références pour tout nerd qui se respecte. Un vrai festival geek qui fait de l’oeil aux meilleurs hits vidéoludiques et aux pépites cinématographiques. Parcourir « Player One », c’est comme fouiller dans une vieille malle au grenier et retrouver tous vos joujoux préférés : « Galaga », « Pac Man », jusqu’à « Retour vers le Futur ». La cerise sur le gâteau? S’improviser acteur le temps d’une mission et connaître son script sur le bout des pouces, au risque de se faire ‘game over’.
Un récit classique mais un plaisir coupable
On ne va pas se mentir, le bouquin mise plus sur la chasse plutôt que sur la psychologie profonde des caractères. Le trio central – Wade, Art3mis et Aech – sont mignons mais auraient mérité plus de profondeur, au même titre que les méchants de service qui semblent tout droit sortis d’un manuel « Comment être un vilain 101 ».
Et puis, soyons honnêtes, la dystopie du monde réel n’est explorée que par petites touches ici et là, mais on aurait bien aimé qu’il nous en serve une plus grosse portion.
Toutefois, on pardonne volontiers à Ernest Cline à travers son style divertissant, et on reste curieux de voir ce que le grand Spielberg fera de ce matériau dans son adaptation cinématographique. Entre hommages aux eighties et références modernes, le grand écran promet d’être électrisant.
En concluant: cochez les bonnes cases et lancez les dés
Finalement, « Player One » c’est un peu comme un vieux flipper – un rien kitch, souvent prévisible, mais oh combien jouissif. Et si la VR d’aujourd’hui nous laisse encore quelque peu sur notre faim par rapport aux promesses délirantes du livre, on peut toujours s’amuser à rêver… en attendant la prochaine level up de la technologie. Vous voyez, c’est ça la magie de la réalité virtuelle, on y est presque mais jamais tout à fait… et ça, Ernest Cline l’avait déjà capté avec un joystick à la main et des étoiles plein les yeux.