Vive les étoiles et le wifi de la nature au premier planétarium en AR du Québec!
Une nuit étoilée, façon Québec!
Dans la belle province du Canada, il existe des coins si noirs la nuit qu’on pourrait presque trébucher sur un castor sans le voir. Pourquoi? Parce que ces zones sont dorlotées et protégées des vilaines lumières des lampadaires et autres signalisations neon. Je parle ici d’une espèce aussi rare que le politicien qui tient ses promesses : les « réserves nocturnes ». C’est comme un spa pour le ciel nocturne, où les étoiles viennent se détendre sans être agressées par la pollution lumineuse. Eh bien, figurez-vous qu’en Estrie, région déjà connue des fans de constellations pour l’Observatoire du Mont-Mégantic, un petit nouveau vient d’ouvrir ses portes astrales.
L’Estrie, ce nouveau hotspot des lunettes d’astronomes
Tenez-vous bien, car la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC) a jeté son dévolu sur la station de montagne Au Diable Vert, située à Glenn Sutton. Ce joyau nocturne est devenu le deuxième élu en Estrie à décrocher la couronne des réserves nocturnes canadiennes, décernée par nulle autre que la Société royale d’astronomie du Canada (SRAC). Faites chauffer les téléscopes : cette destination offre un ciel d’une pureté telle qu’on pourrait presque lire son horoscope sans Google!
Les 21 spots au Canada qui se targuent du titre de « réserve nocturne » doivent offrir un espace où l’on peut admirer le bal des étoiles en toute sérénité, et où la trame sonore est fournie par le doux bruit de la nature pas pixelisée pour un sou. Les environs ont aussi intérêt à jouer le jeu : pas de fête foraine avec une grande roue qui fait office de soleil à 3 heures du matin!
Le Camping Couché, édition galactique
Mais le meilleur, mes chers amis noctambules, c’est que le Diable Vert, ce grand romantique, va lancer les 23 et 24 juin le « National Geographic ObservÉtoiles » (rien que ça!). Imaginez un planétarium, mais sans le dôme, sans le projecteur des années 50 et certainement sans le son qui grésille. Non, nous parlons ici de réalité augmentée qui donne un coup de jeune à notre bonne vieille voûte céleste.
Et que diriez-vous de gradins chauffants? À 1000 pieds d’altitude, on vous propose de poser vos guêtres et de profiter d’un spectacle cosmique dans un amphithéâtre naturel où la 3G ne vous spammera pas de notifications. En d’autres termes, c’est Netflix sans l’écran, ni l’abonnement !
Le Diable Vert offre également, pour les aventuriers de la tranquillité, 25 emplacements de camping où le concept de « voisin bruyant » est remplacé par celui de « hé, j’ai vu un écureuil! » Imaginez : de la place, de l’air frais, et peut-être la possibilité d’entendre les aurores boréales pousser la chansonnette (d’accord, ça c’est peut-être un peu exagéré).
En somme, que vous soyez du genre à vouloir satelliser votre hamac ou simplement adorer l’idée de dire « Je t’aime jusqu’à Pluton et retour », le premier planétarium en réalité augmentée du Québec, c’est comme Tinder pour vos yeux et les étoiles : un « match » écrit dans le ciel. Préparez vos applications d’astronomie, en juin, c’est la tête dans les étoiles que vous passerez vos nuits. Garanti sans un photon de trop!