L’épopée déchue d’OSSIC X : adieux sans écho d’un casque VR
Ah, l’excitation du financement participatif, cet incroyable casino virtuel où vos rêves les plus fous peuvent se transformer en réalités… ou s’écrouler comme un château de cartes face à une brise imprévue. Et pour nos amis OSSIC, disons que le vent a soufflé un peu trop fort !
Quand OSSIC X promettait de révolutionner nos oreilles
Imaginez un casque capable de tricoter le son autour de votre tête avec la précision d’une grand-mère experte en crochet. C’était la promesse de l’OSSIC X, le bébé de la start-up Ossic, objet de convoitise pour tout amateur de réalité virtuelle voulant avoir l’impression qu’un papillon fait le tour de leur crâne en battant des ailes en Dolby Surround.
Qui a dit que l’argent ne tombait pas du ciel ?
OSSIC, la petite entreprise pleine d’ambition, avait réussi à faire pleuvoir les dollars des enthousiastes. Pas moins de 2,7 millions via Kickstarter et 3,2 millions via Indiegogo ! De quoi remplir les caisses et faire miroiter aux soutiens un futur où leur tête serait caressée par des sons venus de toutes les directions.
Avec un prix oscillant entre 199 et 299 doux billets verts, les commandes ont fusé comme des étoiles filantes — 22 000 pour être exact. Les premières livraisons ont même eu lieu en janvier 2017, avec 80 heureux (et fortunés) élus ayant aligné 999$ ou plus. Mais comme dans un mauvais épisode de « Game of Thrones », après cet hiver de distribution prometteur… le printemps a oublié de venir.
OSSIC : l’Odyssée du silence
Ne tendez plus l’oreille en attendant que votre casque virtuel OSSIC X arrive par la poste, mes chers investisseurs. La dure réalité nous frappe de plein fouet : OSSIC a mis les voiles, les cales désespérément vides. En effet, l’entreprise a admis qu’elle ne pourra point finir son incroyable aventure auditive sans un petit supplément de 2 millions de dollars.
Imaginez la scène — comme une série Netflix annulée au bout d’une seule saison — les employés d’OSSIC travaillant sans salaire, puisant dans leurs tirelires, tout ça pour envoyer aux investisseurs autre chose que des excuses. Un scénario touchant mais un tantinet dramatique, non ?
Les mécontents sonnent le rassemblement
Dans un twist prévisible, la déception des soutiens abandonnés a trouvé son écho sur les méandres de Facebook. Un groupe — nommons-le « Les orphelins sonores d’OSSIC » — a désormais réuni plus d’un millier d’âmes en peine, partageant leur amertume et envisageant de faire valoir leurs droits façon « 300 », mais sans les lances et boucliers, plutôt avec une bonne vieille action collective en justice.
Alors, que retenir de cette symphonie inachevée ? Peut-être que dans l’arène tumultueuse du financement participatif, la partition ne se joue pas toujours comme prévu, et que parfois, les promesses d’harmonies futuristes finissent par se dissiper dans le silence, laissant derrière elles une mélodie mémorable d’espoir et de désillusion.
Adieu OSSIC X, pour toi, les cloches du rêve VR carillonnent une dernière fois, non pour annoncer le début de la messe, mais plutôt pour son glas. Reste à espérer que dans un futur proche, une autre start-up nous accordera le plaisir d’entendre le doux son de la réussite là où OSSIC n’a su que chuchoter.