Oscar Spécial pour Iñárritu: Immersion VR ‘Carne y Arena’

Alejandro González Iñárritu: Un Oscar Pas Comme Les Autres pour « Carne y Arena »

Ah, l’Oscar. Cette petite statuette dorée qui fait rêver les créateurs de films du monde entier, toujours prête à faire briller les yeux et à donner des insomnies à l’approche de son grand bal annuel. Mais attendez, parce que ce n’est pas n’importe quel Oscar dont on va parler ici, non, non… C’est d’un Oscar spécial, un Oscar costaud, un Oscar avec une cape de super-héros, décerné à un certain Alejandro González Iñárritu pour une œuvre qui casse le mur entre fiction et réalité – sans passer par la case départ.

La Réalité Virtuelle s’Invite à la Cérémonie

Oubliez les longs-métrages où l’on admire passivement à distance le courage et les drames des personnages. « Carne y Arena » vous met plutôt votre nez au cœur de la polémique… et les pieds dans le sable! Grâce à la magie des casques de réalité virtuelle, Iñárritu emmène son public en voyage – pas vraiment un séjour all-inclusive – mais plutôt six minutes et quelques secondes dans la peau d’un migrant traversant le désert de Sonoran pour rejoindre l’Oncle Sam.

Des Six Minutes qui Valent un Oscar

Chaussures aux vents, sable entre les orteils, sirènes à vous glacer le sang – ce n’est pas le dernier manège à la mode chez Mickey, mais plutôt l’installation immersive pour laquelle le cinéaste mexicain s’apprête à accueillir un Oscar spécial. Car oui, entre les cris déchirants et les séparations brutales orchestrées par des gardes-frontières qui n’ont pas l’air d’en être à leur premier rodéo, Iñárritu nous livre une expérience sensorielle qui nous colle des frissons plus vrais que nature.

John Bailey, big boss de l’Académie des Oscars, n’a pas tari d’éloges. Selon lui, « Carne y Arena » ne se contente pas de pousser les frontières de la réalité virtuelle, mais fait un pied de nez à l’apathie, nous branchant directement sur les questions brûlantes de la migration à la frontière US-Mexicaine.

Panier de la Ménagère: Deux Oscars et un Peu de Sel

Si vous avez suivi un peu l’actualité des tapis rouges ces dernières années, vous aurez peut-être remarqué Iñárritu arborant son plus joli sourire, déjà auréolé par deux Oscars consécutifs, pour les films « Birdman » et « The Revenant ». Cette fois, son complice de toujours, le wizard de la photo Emmanuel Lubezki, est aussi de la partie. Tous deux vont enfanter un nouvel Oscar lors des Governors Awards à Hollywood – le 11 novembre, n’oubliez pas de leur envoyer des fleurs.

Un Ticket pour la Conscience

En attendant que ce bijou s’envole avec son nouveau propriétaire, « Carne y Arena » joue à guichets fermés dans quelques lieux triés sur le volet : le repaire de la Fondation Prada à Milan, le cœur pulsant du Centre culturel Tlatelolco à Mexico, et le musée LACMA de Los Angeles, où les tickets se sont envolés comme des petits pains chauds.

Voilà le tableau : un réalisateur talentueux, une expérience qui fait vivre le grand frisson et une reconnaissance qui casse les codes. Alejandro González Iñárritu, caped crusader de la réalité virtuelle et maintenant chevalier de l’Oscar spécial, continue de nous montrer que le cinéma, ça peut être bien plus que du pop-corn et des lunettes 3D éraflées. Chapeau (ou casque VR)!

Alors, impatients de chausser vos lunettes pour une petite marche dans le désert? Vérifiez bien l’heure, ce serait dommage de rater le départ… et l’Oscar!

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