Osterhout Design ou Comment Récolter 58 Millions de Joyeux Dollars
Des lunettes et des dollars : une aventure à gros budget
Imaginez un monde où les lunettes sont bien plus que de simples morceaux de plastique ou de métal légèrement teintés sur votre nez. Oui, mesdames et messieurs, on parle bien de lunettes tellement intelligentes qu’elles pourraient presque avoir leur propre émission de télé-réalité. Et c’est grâce à la petite troupe de visionnaires de chez Osterhout Design Group (ODG pour les intimes) que cette dystopie fashionista prend vie. La bande à Ralph Osterhout, l’heureux papa de ces bébés high-tech, fait sauter la banque avec une levée de fonds de 58 millions de billets verts!
Les mécènes ? Un cocktail explosif mêlant investisseurs chinois aux noms aussi exotiques que Shenzhen O-film Tech et Vanfund Urban Investment & Development, ainsi que les habitués comme la super-star des grands écrans 21st Century Fox et quelques anges aux poches bien garnies.
Fondé en 1999, ODG n’était alors qu’un doux rêve incubé dans la tête d’un Ralph Osterhout bien décidé à faire entrer lunettes de réalité augmentée et wearables dans la cour des grands.
Du style en série A
Début décembre, la pépinière à smartglasses a brillamment bouclé sa levée de série A. Un joli pactole de 58 millions, s’il vous plaît! L’idée ? Transformer cette start-up en une machine de guerre économique et rendre jaloux les voisins du secteur des lunettes connectées. Et avec ce genre de cagnotte, on peut dire que le business devient aussi scalable qu’une recette de crêpes.
Ralph, le big boss, sort de sa tanière et clame haut et fort que son entreprise ne va pas changer de cap. « Nous sommes sur le marché depuis huit ans avec une philosophie bien ancrée, et on compte continuer à éblouir les gouvernements et les entreprises avec nos créations! » annonce-t-il, sûr de lui.
Cet afflux de cash devrait se traduire par des gadgets encore plus sophistiqués, un élargissement de la gamme prévu pour un défilé au CES 2017 et, à terme, une conquête des terres inexplorées de l’international.
Des investisseurs pas choisis au hasard
Loin de faire appel aux premiers venus pour renflouer ses caisses, ODG fait preuve d’une sélectivité digne des meilleures émissions de télécrochet. Ralph le malin affirme vouloir des investisseurs qui comprennent la vision à long terme et la stratégie de croissance d’ODG. Et si ça peut en plus booster l’image de l’entreprise sur le marché, c’est jackpot!
L’objectif est aussi clair qu’une paire de verres anti-reflets : ODG veut être celui qui réussira là où d’autres – toussons discrètement et mentionnons Google Glass – ont trébuché.
Des smartglasses à l’assaut du succès
Le porte-étendard actuel, le R-7, s’est pavané sur le catwalk du CES 2016 avec un charme certain, flirtant avec les professionnels grâce à son étiquette de 2 750 dollars. Mais ODG ne compte pas s’endormir sur ses lauriers de silicone. Avec le marché de la réalité augmentée qui devrait peser une bagatelle de 150 milliards de dollars d’ici 2020, l’entreprise a des étoiles plein les yeux et envisage déjà de conquérir le cœur du grand public.
En attendant, Ralph et sa troupe continuent de jouer les petits génies dans leur laboratoire californien, peaufinant leurs produits pour que, demain, vous puissiez voir le monde à travers des smartglasses aussi épatants qu’eux. Qui sait, peut-être qu’un jour, leur technologie deviendra aussi indispensable que les selfies ou le café du matin – enfin, si vous n’êtes pas plutôt thé.