Le MIT part en guerre contre la réalité ennuyeuse avec un labo AR flambant neuf
Les bricoleurs du futur à l’œuvre
Alors que nos mornes réalités manquent cruellement de dragons volant au-dessus de nos têtes (je sais, je suis aussi déçu que vous), les petites mains géniales du Massachusetts Institute of Technology (MIT, pour les intimes) sont en train de nous concocter un petit coin de paradis virtuel… ou plutôt augmenté, pour les puristes grammaticaux. Cet établissement, que l’on ne présente plus, à moins d’avoir passé les trente dernières années dans une grotte sans Wi-Fi, s’escrime à accélérer le grand ballet de la réalité augmentée, qui, avouons-le, traîne un peu des pieds derrière sa cousine la réalité virtuelle.
Un peu moins virtuel, un peu plus réel, voilà la promesse de l’AR
Contrairement à cette dernière qui nous propulse dans des mondes aussi fictifs qu’une promesse électorale, la réalité augmentée se veut plus terre-à-terre. Elle se contente de pimenter notre quotidien d’une pincée de pixels épicés. On évoque ici les grands crus AR comme les incantations mystérieuses de MagicLeap, gavées aux milliards aussi verts que le Pays d’Oz, les chic-issimes Microsoft Hololens ou encore le conteur d’histoires virtuelles Story Fab.
Pokemon Go : La Révolution d’été qui a failli nous faire oublier les moustiques
N’oublions pas l’insurrection estivale du phénomène Pokemon Go, qui a su nous faire oublier momentanément les brûlures du soleil et les piqûres de moustiques grâce à la chasse aux créatures kawaii. Mais gare ! Si l’on pense que l’AR est l’apanage des geeks en mal d’émotions fortes, détrompez-vous ! Le monde des costards-cravates lorgne aussi sur ces lunettes hors du commun pour transformer les PowerPoint en épopées holographiques.
Ça mijote chez MiddleVR : du collaboratif qui a de la réalité
Ici, il est bon de mentionner les aventuriers audacieux de MiddleVR, qui, il y a quelques lunes, se jetèrent dans la mêlée avec Improov3, une plateforme pour trimer en communauté dans une réalité virtuelle pas piquée des hannetons. Mais revenons à nos moutons AR qui, cette fois, se voient offrir un coup de main royal du MIT et son laboratoire d’analyse visuelle, plus coûteux qu’un diamant non coupé.
L’AR, nouveau terrain de jeux pour chercheurs et entreprises
Pendant que vous lisiez probablement des tutoriels pour fabriquer des avions en papier ou des recettes de cuisine moléculaire, le MIT était déjà à pied d’œuvre sur ce projet épique. L’idée ? Fournir aux érudits et aux firmes un terrain de jeu douillet pour gambader parmi les hologrammes et les interfaces interactives, avec la simplicité d’un « plug-and-play ».
En sus, ce joyeux laboratoire verra le jour grâce aux millions de dollars généreusement débloqués, comme si un arbre à billets avait élu domicile au sein de l’université. Autant dire que l’engouement pour l’AR commence à prendre des proportions aussi monumentales que l’appétit d’un étudiant en période d’examens.
Le jour où l’on parviendra à insuffler la magie de la réalité augmentée dans le moindre recoin de notre quotidien est peut-être plus proche que nous l’imaginons. Demain, en levant votre tasse à café, n’avez-vous pas hâte qu’un petit dragon holographique vienne buller à la surface ? Moi, si. Allez, MIT, au boulot !