Medici.tv, la dorénavant star française du streaming classique, s’attaque à la VR et à l’IA
Quand la musique rencontre la haute technologie
Imaginez un peu : vous êtes peinard, lové dans votre fauteuil préféré, oreilles grand ouvertes, yeux ébahis, et bam ! Vous voilà transporté en plein concert d’ouverture de la Coupe du monde de football à Moscou, entouré par les voix divines de Placido Domingo et Juan Diego Florez, et ce, sans quitter votre salon. C’est un peu comme si Harry Potter avait donné un coup de baguette magique à votre écran, mais en plus classe. C’est la prouesse que Medici.tv, la chaîne de VOD classique et petite pépite française, a accompli le 13 juin.
Décrit par le New York Times comme le « Netflix français de la musique classique », ce virtuose du streaming propose un catalogue phénoménal de 2.000 programmes et 3.000 œuvres. Ils ont tout : des concerts, ballets, opéras, jusqu’aux perles éducatives. Imaginez Radio France, Culturebox et Arte en une, mais en version stéroïdes musicale, et vous aurez une vague idée de l’éventail offert par Medici.tv.
Les coulisses du succès
Fondée en 2008 par quatre mélomanes acharnés, ayant des backgrounds aussi éclectiques que la playlist d’un DJ à la mode, Medici.tv a grandi plus vite qu’un prodige du violon sous stéroïdes. Avec plus de 280.000 membres et environ 6,6 millions de vidéos visionnées à l’année, ça roule plutôt bien pour eux. Bon, ok, ils n’ont pas encore atteint la terre promise de la rentabilité, mais ils tutoient l’équilibre avec leurs 5 millions d’euros de chiffres d’affaires.
Leur audace ? Avoir osé penser global dès le départ et offrir des prestations de qualités dans une multitude de langues. Très chic, très smart.
Du camping-car à la conquête mondiale
L’aventure de cette équipe de passionnés a débuté, tenez-vous bien, dans un camping-car ! En 2007, lorsqu’ils filment un festival suisse, le mot « streaming » était aussi étrange au grand public que la couverture Wi-Fi dans une grotte. L’idée de partager avec le monde la beauté de la musique via Internet était aussi futuriste que les voitures volantes, mais ils l’ont fait. Et depuis, plus rien ne les arrête.
Chaque étape a été un crescendo : Midem Classical Award en 2009, collaboration avec des institutions prestigieuses comme l’Opéra de Paris, et jusqu’au légendaire Carnegie Hall. Et maintenant ? Des projets aussi faramineux que ceux qui les ont menés jusque-là.
Et maintenant ? La VR et l’IA, pardi !
Medici.tv, ce n’est pas seulement une plateforme de streaming ; c’est aussi un outil d’éducation et de transmission du savoir. Plus de 160 établissements dans 25 pays ont déjà succombé à son charme.
Mais ces digital maestros n’entendent pas s’arrêter là. Pour attirer les jeunes oreilles, ils marient la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle au classicisme des grandes œuvres. Qui sait, demain, grâce à Medici.tv, on pourra peut-être danser un menuet avec Mozart en hologramme ou diriger un orchestre avec une baguette virtuelle !
L’odyssée des droits d’artistes
Derrière ce tableau idyllique se cache un véritable casse-tête : les droits d’artistes varient tellement que ça peut coûter de 10.000 à 500.000 euros – bref, autant que la note d’un dîner de gala pour mélomanes fortunés.
Pour continuer sur sa lancée, Medici.tv vise l’international, et notamment (roulements de tambour…) la Chine ! Oui, la Chine, où la demande pour la musique classique explose comme les feux d’artifice du nouvel an chinois. Alors, à l’aube de cette incursion dans l’Empire du Milieu en 2019, notre champion du streaming classique pourrait bien transformer son opéra virtuel en une success story bien réelle.