Médecine & VR: Les Docteurs Pixels Innovants

Doc in the Box : Quand les médecins jouent à être des pixels

Avez-vous déjà imaginé un monde où les docteurs, ces sages en blouse blanche, s’équipent de casques futuristes pour révolutionner leur apprentissage ? Oui ? Non ? Peu importe, car c’est déjà une réalité… virtuelle ! Laissez-moi vous transporter dans l’incroyable univers de SimForHealth.

Le futur de la médecine est en jeu (vidéo)

Lors de la 4ème conférence annuelle de SimForHealth, une petite révolution a secoué l’assemblée médicale : « Penser autrement la prise en charge du patient grâce à la simulation numérique ». On dirait le titre d’un film de science-fiction, sauf que l’action se déroule ici et maintenant, dans la vraie vie. Les têtes pensantes, casques vissés sur la tête, se sont donc plongées corps et âme dans une réalité alternative afin de grappiner quelques nouvelles compétences.

Des geeks en blouse blanche ?

Jérôme Leleu, le grand manitou du développement stratégique chez SimForHealth, n’y est pas allé par quatre chemins dans son speech introductif. La conférence annuelle s’est imposée comme le Woodstock de la e-santé, mais avec moins de guitares et plus de casques VR. Et la preuve, c’est que 410 âmes, curieuses et passionnées, se sont pointées à Paris pour découvrir les derniers gadgets à la mode.

C’est dans une ambiance digne d’une Comic-Con médicale que le charismatique Anthony Morel, célèbre journaliste high-tech, a enchanté les participants. Un vrai showman avec stéthoscope !

« User first » : la devise californienne qui cartonne

La conférence débute avec un clash des titans par visio. Un certain Dr Clément Goehrs, depuis l’université de Stanford (oui, oui, celle de la Silicon Valley), rappelle la devise fondamentale de l’innovation médicale : « user first », ou en bon français « pensez d’abord à l’utilisateur ». À cela, il ajoute l’incontournable « jamais la première fois sur le patient ». Imaginez les réactions enthousiastes quand le bon docteur avoue être « bluffé » par les performances de ces lunettes d’un autre monde.

Eh oui, Stanford et ses chirurgiens avant-gardistes ne sont plus seuls dans la danse. Les casques VR sont partout et les professionnels de la santé s’agitent comme des puces dans le bac à sable numérique pour perfectionner leurs gestes chirurgicaux.

Les French doctors surfent sur la vague numérique

Mais n’allez pas croire que la France mange les miettes de la technologie. D’après notre ami Clément Goehrs, les CHU du pays du fromage sont déjà à la pointe, grâce à nos développeurs vénérés. Le Pr Jean-Claude Granry, grand sorcier de la simulation au CHU d’Angers, renchérit : la révolution pédagogique est en marche, et la simulation est bien installée dans nos hôpitaux.

Cependant, tout n’est pas rose au pays de Descartes. Des inquiétudes quant aux données récoltées par les fabricants de ces précieux joujoux électroniques viennent parfois freiner l’enthousiasme ambiant.

Docteurs en pixels, mais toujours humains

Après un léger frisson d’inquiétude, l’assemblée reprend du poil de la bête. Les avancées sont là et elles en mettent plein la vue : la Société Française de Radiologie (SFR), en tandem avec SimForHealth, a mis au point le premier cas clinique virtuel en radiologie destiné aux patients. Et pour les radiologues, une consultation virtuelle des plus croustillantes.

La salle se régale aussi de « serious games » pour toutes les spécialités, d’hématologie à l’orthophonie. Anthony Morel, toujours aussi joueur, enfile le casque VR pour tenter une opération à cœur ouvert (ou presque), sous les yeux médusés des spectateurs.

Conclusion : les manettes sont sympas, mais ne remplaceront pas de sitôt le toucher précis d’un vrai chirurgien. L’assistance pousse un soupir de soulagement : la médecine du futur a encore besoin de nos petits cerveaux bien réels pour tourner !

Pour résumer, mes petits cobayes virtuels : la médecine se transforme, l’apprentissage évolue, mais rassurez-vous, le scalpel reste pour l’instant bien ancré dans la main humaine.

more insights