Mariage Virtuel & Tactile: Prothèses Sensitives EPFL

Un mariage sensationnel : quand le virtuel épouse le tactile !

Un pas de géant pour le toucher synthétique !

Vous l’avez sûrement entendu murmurer à votre oreille lors d’un tour de magie : « Voir, c’est croire ». Mais pour ceux et celles qui doivent composer avec une prothèse, ce petit proverbe n’a pas l’effet escompté. Un groupe de scientifiques intrépides, bardés de diplômes et poussés par l’envie de chambouler le quotidien de ces personnes, vient de lâcher un pavé dans la mare de la neurologie. Attention, spoilers : ils ont réussi à faire adopter une main prothétique à son propriétaire, comme s’ils présentaient un nouveau membre à un corps un peu réticent.

On ne plaisante pas avec le « telescoping » !

Pourquoi cette prouesse vaut-elle son pesant de cacahuètes? Eh bien, figurez-vous que chez nos amis amputés, la main disparue continue souvent de se manifester par procuration, à travers une version mini-me cleptomane : le membre fantôme, qui aime se faire plus petit que dans sa vie antérieure. Et cerise sur le gâteau, les mains prothétiques du commerce, elles, n’ont pas encore le modeste talent de la caresse. Elles agissent sous l’unique contrôle des yeux, qui doivent jouer les surveillants de baignade pour éviter tout faux pas.

L’EPFL ou la fabrique à miracles !

Alors, que s’est-il passé sous les cerveaux fumants des chercheurs de l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) ? Ces derniers ont décidé de jouer les Cupidon entre la vision et le toucher. Ils ont « bidouillé » le cerveau des patients, en lui susurrant une douce illusion : ce que tu touches est à toi. Et voilà comment notre main de pacotille prend des allures de vraie main de chair et d’os. Giulio Rognini, chef d’orchestre de cette symphonie neuronale, envisage même de transformer cette prouesse en thérapie de couple cerveau-prothèse.

La VR et les picotis, recette miracle pour finir en beauté !

Comment ont-ils fait ? Prenez deux volontaires, quelques sensations tactiles artificielles – des picotis sur l’index de la prothèse –, une pincée de réalité virtuelle, et vous obtenez l’illusion parfaite. Les heureux cobayes ont eu cette étrange impression d’être à nouveau complets. Leur main devenue spectre à la suite d’une amputation s’est étirée dans la prothèse, éclipsant le phénomène de « telescoping », cette sensation que le membre s’était contracté et connecté directement au moignon.

Du jamais-vu dans les annales de la prothésie !

Cette expérience consistait tout simplement à jeter un sortilège à base de signal lumineux et de toucher fictif. Le cerveau, ce grand romantique, s’est laissé emporter dans une danse envoûtante qui a réuni le membre fantôme et la prothèse dans un même élan. N’est-ce pas merveilleux ? C’est la première fois que ces magiciens des temps modernes utilisent la sorcellerie multisensorielle pour stimuler l’appropriation et mettre KO le vilain « telescoping ».

Hier un rêve, aujourd’hui une réalité !

Flashback : en 2014, toujours sur la piste de l’impossible, la même équipe offrait à une main de fer la douceur du toucher en temps réel. Les capteurs situés à l’extrémité des prothèses transmettaient les informations tactiles directement dans le système nerveux. Et pour pousser le bouchon un peu plus loin, en 2016, ces apprentis sorciers prouvaient que leur création pouvait distinguer les textures du bout des doigts.

Alors, mesdames et messieurs, laissez-vous emporter par cette valse des sens, où le monde virtuel et celui du toucher entament un tango séduisant, promettant aux prothèses et à leurs heureux élus, une lune de miel éternelle.

En tout cas, on peut dire que la science a encore frappé un grand coup. Finalement, voir n’est que le début, et sûrement pas toute la croyance !

more insights