Lytro lâche le selfie pour embrasser les charmes de la VR et du grand écran
L’article réécrit:
Lytro dit adieu aux clichés en ligne pour flirter avec la VR et Hollywood
Rappelez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps, les photos prises avec un Lytro s’animaient sur le web avec un flair que seul un appareil photo plénoptique pouvait infuser. Eh bien chers amis, accrochez-vous à vos chapeaux virtuels car, dès le 30 novembre de l’an de grâce 2017, legaleriepictures.lytro.com a tiré sa révérence, plongeant toutes ces jolies photos interactives dans les limbes numériques.
Lytro: Pionnier de la photo qui bouge sans bouger
Votre appareil Lytro, même s’il était doté du super pouvoir de figer le temps et l’espace (rien que ça!), n’est plus. Qu’il s’agisse de la Lytro première du nom ou de la plus sophistiquée Illum, leur magie résidait dans leur capacité à saisir tout un bouquet de rayons lumineux grâce à une armada de micro-objectifs, transformant les photos en scènes dont vous pouviez choisir la mise au point, façon « je t’aime moi non plus » avec les différents plans.
Le grand écran appelle, Lytro répond
Depuis un petit moment déjà, Lytro a mis les voiles vers de nouvelles aventures cinématographiques et virtuelles, laissant à d’autres le soin de charmer les amateurs de selfies et de paysages photogéniques. En gros, ils nous disent: « Les photos c’est sympa, mais avez-vous déjà plongé avec des dauphins en VR ou dirigé une scène de cascadeurs? » C’est donc un adieu officiel à la publication de nouvelles photos, que ce soit par le truchement du logiciel maison Lytro Desktop ou de l’application mobile.
Publiez, mais oubliez la plénitude plénoptique
Lytro, c’est un peu comme cet ami qui vous aide à déménager puis qui disparaît quand vient le moment de rendre la pareille. Ils vous suggèrent gentiment de vous contenter de partager vos chefs-d’oeuvre sous forme de vidéos, de GIFs qui bouclent à l’infini ou de simples JPEG, platement statiques.
Trop cher mon fils!
On ne va pas se mentir, Lytro n’a pas franchement conquis les foules. Les raisons? Un tarif qui faisait pleurer le portefeuille et des performances qui auraient pu rendre jalouse une tortue asthmatique. Pourtant, si l’on en croit notre banc d’essai féroce du Lytro Illum, la technologie en elle-même avait de quoi séduire.
La magie de la mise au point post-capture s’invite chez tout le monde
Le tour de magie de Lytro – opérer une mise au point post-shooting comme un prestidigitateur de la lumière – a fini par être adopté par les fabricants de matos photo et de smartphones, du brave Samsung au téméraire Panasonic, sans pour autant que ces derniers aient besoin de sortir l’artillerie plénoptique. L’idée, c’est que le résultat est kif-kif, que ce soit avec des lunettes de réalité augmentée ou dans la poche de votre jean.