La Révolution de l’image est en marche : Dites bonjour au JPEG-XS !
Le JPEG a pris sa retraite, place au dynamique JPEG-XS
Camarades amateurs de pixels et de réalités alternées, accrochez vos ceintures, car l’univers de l’image vient de se doter d’un nouveau champion poids lourd (ou devrions-nous dire poids léger ?) dans l’arène numérique ! Oui, le brave format JPEG, après plus de deux décennies d’un service loyal, prend sa retraite paisiblement. Pendant ce temps, à l’autre bout de la pomme, Apple a déjà flirté avec l’HEIF, un format plus frais pour choyer les utilisateurs d’iOS.
Cependant, par-delà les montagnes Suisse, un petit génie prénommé JPEG-XS mijote dans l’esprit lumineux du professeur Touradj Ebrahimi et de ses acolytes de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Et n’allez pas croire que le XS dans son nom signifie qu’il manque de punch – au contraire !
JPEG-XS : L’art de la compression sans compromis
Tout d’abord, oublions l’idée que ce format est un remplaçant direct de nos anciens JPEG ou HEIF. Non, le JPEG-XS se voit plus comme le super-héros des cas spéciaux, là où la qualité d’image est une affaire d’honneur. Comme dirait le professeur Ebrahimi, il vise moins la bourse que la qualité de l’expérience visuelle.
C’est vrai, les fichiers vont être un soupçon plus rondelets (un facteur de compression de 6 au lieu de 10, pour les intimes), mais ils promettent d’être de véritables feux d’artifice visuels. Et accrochez-vous bien : ils sont aussi rapides à décoder qu’une blague de Tonton Maurice à Noël. Vous vous demandez peut-être, mais pourquoi diable en 2018 ne pas compresser nos fichiers jusqu’à les rendre anorexiques ? Eh bien, le but ici est de vous servir une image impeccable prestement, sans vider votre batterie plus vite qu’un canard boit de l’eau.
« Pour la première fois dans cette épopée pixelisée qu’est le codage d’images, nous prenons la décision audacieuse de comprimer moins pour une qualité plus éclatante, et ce, en réduisant les délais et en épargnant quelques ampères », claironne fièrement notre cher professeur Ebrahimi. Ce format semble taillé sur mesure pour les drones souples comme des chats et les mondes enchantés de la réalité virtuelle/augmentée, où chaque détail compte.
Hollywood et l’audiovisuel sous le charme du JPEG-XS
Dans le monde pailleté de l’audiovisuel, où les pixels sont les stars, le JPEG-XS pourrait rapidement devenir le chouchou des studios hollywoodiens. L’association des professionnels de la télévision et du cinéma (SMPTE), les yeux plein d’étoiles, imagine déjà ce petit génie comme la vedette des formats d’édition.
Imaginez la scène : récoltez des images de mille et un dispositifs, puis, tel un maestro, fusionnez-les sans sourciller dans votre logiciel de montage préféré. Exit les transcodages incessants, aussi rébarbatifs qu’un discours de votre beau-frère sur les bienfaits du régime céto – le JPEG-XS se veut ouvert d’esprit (il est Open Source, mesdames et messieurs) et un véritable citoyen du monde numérique. Cependant, entre nous, il attend encore le feu vert de la certification ISO, mais patience, tout vient à point à qui sait attendre.
Si votre curiosité est piquée au vif, sachez que des démonstrations du JPEG-XS par intoPIX crépitent de promesses au NAB (Non, pas le basket, mais le National Association of Broadcasters pour les néophytes) à Las Vegas, sur le stand C8526 – sûrement le stand le plus flashy du salon après celui avec les fontaines de chocolat.
Et voilà, vous êtes parés pour accueillir la nouvelle vague d’images de haute voltige. Le JPEG-XS, c’est un peu comme votre plat préféré, mais avec un zeste de magie en plus. Bonne dégustation visuelle à tous !