Jérôme Seydoux : La VR, c’est pas encore ça !
La révolution nommée Netflix selon Seydoux
Alors, mesdames et messieurs, prenez place et tenez-vous prêts, car l’illustre Jérôme Seydoux, ce vénérable patriarche du cinéma français, nous livre un diagnostic trempé dans la sagesse de ses 83 printemps. Sa cible du jour ? Notre bonne vieille amie Netflix, et son coup de poker dans l’industrie du film.
Pour cet as du cinéma, nul besoin de paniquer. Netflix, avec ses airs de nouvel élève un peu tape-à-l’œil, est certes un concurrent sérieux pour nos traditionnelles salles obscures, mais c’est aussi une aubaine pour nos artistes en quête d’une toile vierge. Notre cher Jérôme nous rappelle, la main sur le cœur, que les majors américaines tiennent toujours les rênes, mais tenez-vous bien, le véritable tour de force de Netflix, c’est d’avoir créé un tout nouveau job : premier distributeur mondial de films… à la maison.
Pour Seydoux, Netflix a allumé la mèche, mais va rapidement devoir partager son allumette avec des mastodontes comme Disney qui arrive dans la cour avec son propre service de streaming. Donc, en gros, qu’ils profitent de leur récréation en solo, ça risque de ne pas durer éternellement !
Les talents entre Netflix et cinéma : une love story compliquée
Interrogeons-nous sur cette valse des talents qui fait tourner la tête. Netflix, avec son porte-monnaie bien rempli, fait miroiter les billets verts sous le nez des créateurs. Il n’y a pas à dire, on aime tous un bon vieux tonton généreux. Mais des pépètes plein les fouilles ne font pas forcément des chefs-d’œuvre. Les véritables talents sont aussi rares que les billets de 500 dans votre portefeuille après les fêtes. Pathé, lui, n’a pas l’intention de se mettre au tricotage de séries, mais Seydoux garde quand même un œil dessus, histoire de ne pas se faire doubler.
Netflix et Cannes : je t’aime, moi non plus
Aaah, le Festival de Cannes, sa croisette, ses marches et… ses controverses avec Netflix ! Pourquoi l’ogre du streaming boude la grand-messe du cinéma ? C’est simple comme bonjour : si on ne joue pas le jeu de la distribution en salle à la française, on va se faire taper sur les doigts. Donc, Netflix, qui aime qu’on le regarde uniquement depuis son canapé, choisit de tirer sa révérence. Logique, non ?
Weinstein : la dégringolade pas si surprenante
Quant à la spectaculaire chute de Weinstein, notre Jérôme a l’air de dire « Je l’avais bien dit ». Le type n’était visiblement pas un ange, mais sa connaissance du ciné européen forçait le respect. Le cinéma tourne la page et l’eau de la rivière Hollywood ne s’est pas arrêtée pour autant.
Les mini-majors européennes, c’est pas gagné
Seydoux est formel : les Européens dans la cour des grands studios américains, c’est comme un écureuil au milieu des éléphants. Autant dire que les chances de voir une mini-major européenne s’imposer sont minces. Mais qui sait ? Avec Netflix qui monte en grade, le monde du cinéma pourrait bien être témoins de quelques chamboulements.
En salles, c’est l’expérience qui compte : vive le 4DX !
Alors, les salles de ciné, on les enterre ou quoi ? Que nenni ! Seydoux nous assure que tant qu’il y aura des effets spéciaux qui vous secouent les puces, des images qui vous éblouissent et un son qui vous retourne le cervelet, les cinéphiles continueront d’affluer. Et la réalité virtuelle dans tout ça ? Pour notre prophète du film, ça reste un plaisir solitaire. Peut-être un peu trop pour convaincre les foules de déserter les fauteuils rouges…
Cannes face à Toronto : un combat de titans ?
Et Cannes dans cette tornade d’innovations et de concurrences ? Notre Jérôme est clair : Cannes doit se refaire une beauté, et pas qu’un peu ! Pour lui, si on veut rester le number one, il faut sortir la truelle et le marteau-piqueur : on rase tout, et on reconstruit encore plus grand, encore plus beau (au pire, on fait un petit Cannes éphémère sur la Seine à Paris).
Pour finir, le message est clair, Pathé jouera sur tous les tableaux, du blockbuster qui fait pétiller les yeux au film d’auteur qui fait ronronner les méninges. Et oui, car pour Seydoux, un film, qu’il soit signé Dany Boon ou Pedro Almodóvar, c’est d’abord une histoire qui achetera vos samedis soir.