L’IA met le GPS humain à l’amende dans le monde virtuel
Quand le deep learning devient le roi de la boussole virtuelle
Dans un univers parallèle, où la réalité a des accents de pixels et de data, une nouvelle espèce s’est vu octroyer le titre d’explorateur suprême : le programme d’intelligence artificielle. Eh oui, mes chers amis à chair et en os, il semblerait que nos copains en silicium nous aient grillés sur la ligne d’arrivée de l’orientation en réalité virtuelle. C’est une équipe de cerveaux bouillonnants chez DeepMind (pas des boîtes à idées sur pattes, mais presque) qui nous l’assure dans les colonnes de Nature. Leur cher progiciel a littéralement mis une raclée à un joueur humain professionnel en matière de navigation, en se faufilant à travers les mondes virtuels avec la grâce d’un chat se glissant dans une boîte en carton.
Imaginez la scène : notre champion électronique, non content de suivre bêtement les sentiers battus, s’est mis à improviser des raccourcis et à faire des découvertes de passages encore inconnus des humains, à chaque fois que la situation s’y prêtait. En bref, un véritable Indiana Jones des temps modernes, sans le chapeau ni le fouet, mais avec une sacrée dose d’intelligence artificielle.
AlphaGo a un petit frère et il ne joue pas aux jeux de société
Vous vous souvenez d’AlphaGo, cette intelligence qui a fait tomber le champion du monde de jeu de go à la renverse ? Et bien, cette fois-ci, la filiale de Google qui aime jouer avec nos neurones – DeepMind, pour ne pas la nommer – a décidé de s’attaquer à la réalité virtuelle. C’est comme si après avoir conquis le monde du jeu de plateau, cette IA s’est dit : « Tiens, et si j’apprenais à me balader mieux qu’un pigeon voyageur ? ».
La prouesse sans suivre le chemin des GPS cérébraux
S’appuyant sur le principe du « deep learning », qui n’est ni une technique plongée sous-marine, ni un nouveau courant philosophique, mais plutôt une méthode permettant à nos amis les machines d’imiter le génie humain, le programme mis au point se pavane désormais à travers les contrées virtuelles avec une aisance confondante. Et devinez quoi ? Les créateurs de ce prodige technologique n’ont même pas vraiment scanné nos petits cerveaux pour l’inspirer.
En vérité, ils ont tout simplement mis au défi leur créature numérique d’apprendre à se repérer à la vitesse de l’éclair, sans même lui passer un seul plan de métro ou une vieille boussole. Résultat : les circuits neuronaux artificiels de cette IA ont fini par ressembler étrangement à ceux que l’on retrouve chez les papillons du cerveau, à savoir les mammifères butineurs.
Fin de l’article, ouverture sur le futur de l’orientation cérébrale
Alors, si vous vous êtes déjà perdu dans le métro ou que votre GPS vous a lâché au milieu de nulle part, prenez garde, car la relève est déjà là. Les travaux de nos chercheurs de DeepMind pourraient un jour vous offrir un GPS interne à la fiabilité inégalée, en comprendant mieux comment ces petites cellules douées pour trouver le nord fonctionnent.
Et qui sait, peut-être qu’un jour, grâce à leurs recherches, on comprendra pourquoi après trois tours de rond-point, on se retrouve encore et toujours face à cette même boulangerie qui semble nous narguer…