Festival du Nouveau Cinéma 2016 : La réalité virtuelle sort du bois !
Prenez vos casques, on plonge !
Chapeau aux aventuriers du septième art ! Le Festival du Nouveau Cinéma (FNC) de 2016, toujours à la pointe de l’innovation, nous a fait découvrir la réalité virtuelle (ou VR pour les intimes) dans son espace eXPlore. Et comme pour toute première fois, on y est allé doucement, trempant juste un orteil pour ne pas glisser dès l’entrée.
Invitant la presse à enfiler les casques futuristes, on s’est équipé de Gear VR Samsung et hop, en route vers des contrées cinématographiques inexplorées. Quatre trios de films étaient au menu, mais restons modérés pour éviter le mal de mer, hein ?
La technologie VR : on touche presque les étoiles, mais on a les pieds sur Terre
Commençons par les pixels dans la soupe : la technologie. Avec tout le respect que l’on doit à Samsung et ses téléphones, on ne va pas se mentir, cela reste des téléphones. Le regard un peu trop curieux pourrait trahir un jeu de lignes discret, telle une moustiquaire digitale, sans compter ce petit effet sauna lorsque la chaleur monte et que les lentilles se mettent à pleurer de buée.
Mais, soyons justes, ce n’est pas de la faute du FNC. Après tout, la VR, c’est un peu comme les bébés dinosaures, ça fait ses premiers pas. Et adopter le dernier cri des casques relèverait d’un budget digne d’un blockbuster hollywoodien.
Sur le devant de la scène VR : des œuvres qui tiennent la route
Place au show ! Parmi les pépites visionnées, deux ont tiré leur épingle du jeu : *The Rose and I*, un charmant clin d’œil animé au Petit Prince tout droit venu du Sundance, et *I, Philip*, qui nous plonge dans les méandres de l’esprit d’un Philip K. Dick version robotisée. Le premier, c’est un bonbon visuel et musical, simple et sucré. Le second, une immersion dans l’univers de la science-fiction, où l’on flirte avec le questionnement de l’identité et de la conscience robotique. Hélas, comme un bon dessert qui s’achève trop vite, on en ressort avec une envie de « encore ».
Une fois les casques sur l’étagère et les smartphones en sieste, une réflexion s’impose : si la réalité virtuelle a ce petit goût de futur qu’on adore, et qu’on s’émerveille à tourner la tête à 360°, il reste encore à trouver la recette magique pour que la VR épouse parfaitement le cinéma. On ne voudrait pas que le spectateur se mette à flâner du regard alors que l’action se déroule là, juste là. Bien sûr, dans certains cas, la VR transforme le spectateur en acteur qui se balade et interagit, mais alors, on glisse vers le jeu vidéo, pas le ciné.
Valait-il le détour, cet eXPlore ?
Faut-il oublier cette expérience ? Au contraire ! Même si la technique joue encore les timides, le FNC a bravé de nouveaux mondes. Imaginons ce que ces pionniers nous réserveront d’ici cinq, dix ans.
Alors, on a vu, on a entendu. On n’a pas touché, c’est vrai… Mais patience, la sensation de VR palpable, c’est peut-être pour demain !